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Labeo ogunensis Boulenger

Labeo ogunensis BOULENGER, Ann. Mag. Nat. Hisi. (8) VI, 1910, p. 425 et Cat. Fresh. Fish. Africa, IV. 1916, p. 207, fig. 180.

Le corps est fortement comprimé, sa hauteur est comprise 8 fois 1 /4 à 4 fois dans la longueur, la longueur de la tête 4 fois 1 /2 à 4 fois 2 /3. La tête est 1 fois 2/5 aussi longue que large. Le museau est arrondi, proéminent, couvert de tubercules inégaux. La surface interne des lèvres porte des plis transversaux. Il existe un petit barbillon de chaque côté. L’œil, supéro-latéral; médian, est contenu 5 à 5 fois 1 /2 dans la longueur de la tête, 2 fois 1/2 dans la largeur interorbitaire.

On compte 3 écailles 1 /2 ou 4 entre la ligne latérale et la ventrale, 12 autour du pédicule caudal. La dorsale a son bord supérieur échancré ; ses plus longs rayons sont au moins aussi long que la tête. L’anale n’atteint pas la caudale. La pectorale est aussi longue que la tête et n’atteint pas la ventrale ; celle-ci débute sous le milieu de la dorsale. Le pédicule caudal est aussi long que haut. La caudale est fourchue, à lobes pointus.

La coloration est brunâtre en dessus, verdâtre en dessous.

D. III 10 ; A. II 5 ; Sq. 512 | 34-35 | 612.

Longueur totale : 170 millimètres.

Cette espèce tire son nom de la rivière Ogun, au Lagos, où elle a été trouvée.

2, BARBUS Cuvier 1817

Corps plus ou moins comprimé, recouvert d’écailles. Bouche petite ou moyenne, plus ou moins protractile, avec des lèvres de dimensions variables. Barbillons au nombre d’1 ou 2 paires, parfois absents. Joues non recouvertes par les sous-orbitaires. Dents pharyngiennes en 3 rangées (2 ou 3, 3, 4 ou 5-5 ou 4, 8, 3 ou 2), souvent cylindriques, crochues, avec une excavation à la base de la couronne, une ou plusieurs de la série interne, parfois molariformes. Ligne latérale habituellement présente et compléte, plus rapprochée du ventre que du dos, mais médiane sur le pédicule caudal. Dorsale, avec ou sans rayon ossifié, comprenant de 9 à 14 rayons, dont 6 à 11 branchus. Anale courte, avec 7 à 10 rayons. Habituellement, un appendice écailleux à la base des ventrales.

Ce genre, un des plus rich:s en espèces de la classe des Poissons, est répandu dans les eaux douces de l’Europe, de l’Asie, de la Malaisie et de toute l’Afrique. Il présente son maximum de différenciation dans le Sud-Est de l’Asie et en Afrique, où on n’en compte pas moins de 245 espèces, la plupart comestibles.

Boulenger répartit les espèces africaines du genre en 3 sections établies sur un caractère, qui n’est pas sans valeur, la structure des écailles. Dans un premier groupe, dont on peut prendre pour exemple le Barbus bynni Forskal du Nil ou le B.occidentalis Blgr.du Lagos, la partie extérieure visible des écailles est marquée de stries nombreuses et parallèles. Dans un second, ayant pour type notre Barbeau commun européen (Barbus fluviatilis Agassiz) et auquel se rapporte le B. pleurogramma Boulenger, d’Abyssinie, les écailles, petites, sont à stries nombreuses et divergentes à partir du centre. Enfin, dans une dernière section comprenant des formes à écailles plus gran-

des, comme le Barbus perince Rüppell du Nil ou le B. deserti Pellegrin du Sahara, et le B. ablabes Blecker de Libéria, les stries, toujours divergentes, sont peu nombreuses (2 à 5 en général) (1).

Il est particulièrement difficile, parmi les multiples espèces du genre Barbeau, d'établir des coupes nettement délimitées. Pour chaque caractère invoqué, on trouve forcément des formes de transition ; c’est ainsi, par exemple, qu’on passe presqu'insensiblement des espèces à deux, puis à une paire de barbillons, à celles qui en sont complètement dépourvues (2), de même en ce qui concerne l’ossification du dernier rayon simple de la nageoire dorsale, qui varie beaucoup, parfois dans l’étendue d’une même espèce.

L’admission d’un certain nombre de sous-genres paraît néanmoins nécessaire, ne fut-ce qu’au point de vue pratique de la détermination des espèces.

Les 19 de l’Afrique Occidentale seront donc réparties ici, en plus des Barbeaux proprement dits, en 5 sous-genres, dont un seul nouveau, les autres étant empruntés aux anciens auteurs, mais parfois avec une compréhension assez différente (3).

LABEOBARBUS part. Rüppell 1837 Partie visible des écailles à stries nombreuses et plus ou moins nettement parallètes, parfois légèrement convergentes ou sinueuses ; dorsale à dernier rayon simple osseux, non denticulé en arrière ; 2 paires de barbiilons.

BARYNOTUS part. Günther 1868

Partie visible des écailles à stries nombreuses et plus ou moins nettement parallèles, parfois légèrement convergentes ou sinueuses ; dorsale à dernier rayon simple, non ossifié, mince, flexible ; 2 paires de barbillons.

BARBUS part. Cuvier 1817 Partie visible des écailles à stries divergentes ; dorsale à dernier

(1) Il va de soi que la 2° et la 3° section, qui ne sont différentes que par le nombre des stries divergentes sont, en somme, assez voisines et pourraient, peut-être, être réunies.

(2) Day (Fishes of India, 1888, p. 556) divise les Barbeaux du Sud de l'Asie en 3 sousgenres, d’après le nombre des barbillons : 2 paires Barbodes Bleeker ; une paire Capoeta C. V. ; barbillons absents Puntius Hamilton Buchanan.

(3) Pour certains ichtyologistes ces sous-genres sont considérés comme genres, pour M. BOULENGER au contraire, ils tombent en synonymes du genre Barbus.

rayon simple, ossifié, denticulé en arrière sur une plus ou moins longue étendue ; 2 paires de barbillons.

ExTEROMIUS Cope 1867

Ecailles grandes ; partie visible à stries peu nombreuses, divergentes ; dorsale à dernier rayon simple, flexible, non ossifié ; 2 paires de barbillons.

CAPOETA part. Cuvier et Valenciennes 1842

Ecailles grandes ; partie visible à stries peu nombreuses, divergentes ; dorsale à dernier rayon simple, flexible, non ossifié (1) ; 1 seule paire de barbillons.

HEMIGRAMMOPUNTIUS nOV. subg.

Ecailles grandes ; partie visible à stries peu nombreuses, divergentes ; ligne latérale incomplète ou absente (2); dorsale à dernier rayon simple, mince, flexible, ou à peine ossifié à la base, non denticulé en arrière ; barbillons absents.

Le tableau ci-dessous, basé sur des caractères extérieurs facilement accessibles, permettra de distingueur entre elles les nombreuses formes peuplant les rivières de l’Afrique Occidentale.

EI. 2 paires de barbillons.

A. Ecailles à stries nombreuses, parallèles. Dorsale à 8 à 10 rayons branchues. Anale III 5.

4. Dorsale à dernier rayon simple ossifié, non denticulé en arrière (Labeo-

barbus).

Dorsale: IV 8; épine plus longue que la tête. : poaillesiSq 60212728 42 ee eee 1. B. occidentalis. D. IIT 9; épine plus courte que la tête.

Se 8 Do ANA CR, PRO 2. B. Gruveli.

2. Dorsale à dernier rayon simple, mince, flexible, non ossifié (Bary: notus).

D. III 10, à bord concave. Sq. 414 | 291 4% 3. B. Wurtai. D. III 10, à bord convexe en avant. Sq.

AA A ES LAON EE En D RUE 4. B. lagoensis.

(1) Il s’agit seulement des formes africaines se groupant autour du Barbus (Capoeia) afer Peters, du Cap. Le Capoeta amphibia C. V. de l’inde rentre aussi dans cette catéorie. Pour GüNTHER (Cat. Fish. VII, 1868, p. 77), le genre Capoeta basé surtout sur a structure de la bouche est compris tout autrement. (2) Seulement chez le B. carens BOULENGER, du Chiloango.

: B. Ecailles à stries divergentes. Dorsale à 7 ou 8 rayons branchus (rare- À ment 9). A. III 5.

Us 4. Dorsale à dernier rayon simple ossifié, SÉRIE en arrière (Barbus). 2 D II 7, à bord droit. Sq. 414 | 26-27 [4% 5. B. guineensis.

1 2. Dorsale à dernier rayon simple, mince, flexible, non denticulé (Æntek romius).

À a. Origine de la ventrale sous le milieu environ de la dorsale, à D III 8, à bord concave ; Sq. 314-414 | 25- Fe OR on ee de mia eu lee me ele + Giedeioie 6. B. nigeriensis. b. Origine de la ventrale sous le début de la dorsale. +. Pectorale atteignant la ventrale ou presque.

D. III 8-9; Sq. 3% 122 25 | 3% . Œil 3 à 3

fois 2/3 dans la ra de la fête TOR Te 7. B. ablabes.

D. II 8 ; Sq. 312 | 23-25 | 814. Œil 2 fois

1, à À fois 2/3 dans la longueur de la tête.. 8. B. macrops. S . Pectorale finissant loin de la ventrale.

1 Barbillon postérieur faisant 1 fois 14 à 2 le diamètre de l'œil. | DTEES;: à bordconcave; 5Sq.41% | 28-30 | 4 9. B. chlorotænia. ù D.IIT 8-9, à bord droit où un peu concave ; s sq. 414 | 5e DS De Mer mel eee ess 10. B. trispilus.

D. II 8, à bord aie Sq. 3142 | 21-22 | 412 11. B. Walkeri.

2. Barbillon postérieur faisant des 2/3 : à 1 fois 1/2 le diamètre de l'œil.

* D. III 8-9 ; Sq. 312-414 | 21-25 | ee Barhr billon postérieur Pie 1 à 1 fois 1, l’œil.. 12. B. camptacanthus.

D. IIT 8. Sq. 314 | 23-25 | 312. Érbilon

postérieur faisant 1-fois l’œil.........".. 13. B. aboinensis. D. III 8. Sq. 312 | 23-26 | 312. Barbillon postérieur faisant des 2/3 aux ‘3/4 de l'œil. 14. B. callipterus. IT. Une paire de barbillons (Capoeta).

Ecailles à stries divergentes. Dorsale à dernier rayon simple, mince, flexible et à 7 rayons branchus. ‘A. III 5.

à Dorsale à bord convexe. Sq.41, | 27-28 | 414 15. B. Pobeguini. | III. Barbillons absents.

Ecailles à stries divergentes. Dorsale à dernier rayon simple, mince, flexible, et à 7 ou 8 rayons branchus. A. III 5. Ligne latérale incom-— plète (Hemigrammopuntius).

1 A. Dorsale à 7 (rarement 8) rayons branchus. Pectorale se terminant loin

Ù de l’origine de la Néntrale:

#4 Dorsale III 7, à bord convexe. Sq. 514

à MAR SC Re PAR te Le 16. B. apogonostomatus. : Dorsale III 7 (8). à bord droit. Sq. 54, |

= AA PS SR A Se Rte ch ee don 17. B. Salessei. Dorsale ITT 7, à bord droit. Sq. 414 | 21-23

“ SRI A RME LS a ee 18. B. leonensis.

Ke: à

Le

B. Dorsale à 8 rayons branchus. Pectorale atteignant la ventrale ou presque.

Dorsale à bord un peu concave. Sq. 314- 414 | 22-25 [212-81%2.................... 19. B. stigmatopygus.

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