‹ Les poissons des eaux douces de l'Afrique occidentaleChapitre 308 sur 432 · XXIV. CICHLIDÉS · texte numérisé non relu

XXIV. CICHLIDÉS

Poissons perciformes. Corps recouvert d’écailles cténoïdes ou cycloïdes ; tête presque toujours écailleuse. Bouche protractile, bordée par les prémaxillaires seulement. Dentition très variable aux mâchoires. Pas de dents au palais. Une seule ouverture à la narine, de chaque côté. Pas de lame sous-orbitaire soutenant l’œil. Opercule bien développé. Membrane des ouïes ne s’unissant pas à l’isthme. 5 ou 6 rayons branchiostèges. 4 branchies pectinées ; pas de pseudo-

(1) Certaines familles de Poissons marins ont quelques représentants en Afrique Occidentale qui peuvent être rencontrés parfois dans les lagunes saumâtres. Il y a lieu de citer par exemple les Mullidés et les Acanthuridés.

Les Mullidés, dont le type le plus connu est le Mulle rouget (Mullus barbatus L.) de la Méditerranée, sont caractérisés par leurs 2 nageoires dorsales bien séparées, la première composée d’un petit nombre d’épines faibles, la présence d’une lame osseuse :outenant l’œil, leur dentition faible, l'existence d’une paire de barbillons au menton, le nombre, réduit à 4, de leurs rayons branchiostèges.

Une forme de cette famille, l'Upénéus du Cap Vert (Upeneus prauensis CUVIER et VALENCIENNES, Hist. Poiss. III, 1829, p. 485) qui descend jusqu’à l’Angola, a été exceptionnellement pêchée en eau saumâtre. D’après A. de ROCHEBRUNE, elle s’égare parfois dans le Sénégal.

Les Acanthuridés à la dorsale et à l’anale allongées, munies de fortes épines, au corps couvert de petites écailles rugueuses, à la bouche petite, peu protractile,au palais édenté, aux pharyngiens séparés, avec une lame osseuse soutenant l’œil, 4 ou 5 rayons branchiostèges, une membrane branchiostège soudée à l’isthme, sont herbivores et habitent toutes les mers chaudes du globe.

Le type en est le Chirurgien (Acanthurus chirurgus Brocn, Nat. Ausl. Fische, 1787, III, p. 99), aisément reconnaissable aux deux redoutables épines dont la base de sa queue est armée, qui fréquente les deux rives de l'Atlantique tropical et s’aventure parfois dans les lagunes de la Côte d’Ivoire.

branchies. Os pharyngiens inférieurs réunis, mais avec une suture médiane persistante (1). Généralement 2 lignes latérales incomplètes, . rarement 1 seule ou 3. Côtes souvent sessiles. Dorsale composée d’une partie épineuse et d’une partie moelle, cette dernière pas beaucoup plus développée que l’anale. Anale à 8 épines ou davantage. Ventrales thoraciques, formées d’une épiue et de 5 rayons branchus.

Cette vaste famille ne renferme que des formes d’eau douce, répandues dans les lacs ou rivières de l’Amérique tropicale, de l’Afrique, de la Syrie et de l’Inde. En Afrique, on ne compte pas moins de 41 genres, comprenant près de 300 espèces. La dentition, extrêmement variable, fournit d’assez bonnes coupes génériques, mais, dans certains cas, comme chez les Astatotilapia (fig. 57), par exemple, on trouve des formes de transition qui montrent les difficultés d’établir une classification vraiment naturelle. On distinguera les 4 genres rencontrés en Afrique Occidentale à l’aide du tableau suivant :

Fic. 57. — Dentition chez un Cichlidé du genre Astalotilapia Pellegrin. I. Passage de la forme biscupide à la forme conique. IT. Passage de la forme tricuspide à la forme conique.

I. Dents exclusivement coniques, unicuspides, aux mâchoires (2). A. Pas de coussinet muqueux de chaque côté en haut et en avant des arcs branchiaux.

a. Dents en 1 ou 2 rangées. Des canines dis- POLE RAR RE nee ets secte LL UHENTICRIOMAS:

b. Dents en au moins 2 rangées, souvent plus. Canines peu ou pas distinctes. ...:........ 2. Paratilapia. B. Un coussinet muqueux en haut et en avant des ares branchiaux. Dents en 1, 2 rangées ou plus. .............,.. 8. Pelmatochromis.

| II. Dents bicuspides à la rangée externe, tricuspides aux rangées internes. Dentsten plusieurs rangées. 400. und 7 lapra:

(1) Ce caractère faisait jadis ranger les Cichlidés, sous le nom de Chromidés, dans le groupe des Acanthoptérygiens pharyngognathes de MüLLER.

(2) Parfois exceptionnellement dans quelques espèces, on constate chez les jeunes la présence de dents bicuspides ou tricuspides plus ou moins nombreuses,

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