Eleotris Chevalieri Pellegrin
Eleotris Lebretoni (non STEINDACHNER) PELLEGRIN, Bull. Mus. Hist. Nat. 1907, p. 23 et Bull. Soc. Zool. Fr. 1913, p. 237.
Eleotris Chevalieri PELLEGRIN, Bull. Mus. Hist. Nat. 1923, p. 135.
Le corps est cylindrique ou un peu comprimé sur les côtés, sa hauteur est comprise 4 à 5 fois dans la longueur, la longueur de la tête 8 à 8 fois 8 /4. Le profil supérieur est arrondi. La tête est aussi haute que large, sa hauteur est contenue 1 fois 1 /2 dans sa longueur ; elle est nue, sauf l’opercule, qui porte parfois de petites écailles. Le museau est large, arrondi, aussi long ou un peu plus long que l’oœil, dont le diamètre est compris 4 à 5 fois dans la longueur de la tête ; la mâchoire inférieure est très proéminente. Le maxillaire s’étend jusqu’au-dessous du bord antérieur de l’œil ou un peu au delà. Il n’y a ni canines, ni épine operculaire. Les écailles, ciliées, sont au nombre de 9 à 11 entre la 2€ dorsale et l’anale. Les deux dorsales sont bien séparées, les plus longs rayons de la 1e ne font que le 1 /3 de la longueur de la tête. L’anale débute un peu en arrière de l’origine de la 2e dorsale. La pectorale, arrondie, mesure des 3/4 aux 4/5 de la longueur de la tête. La ventrale est un peu plus courte. Le pédieule caudal est 1 fois 4/5 à 2 fois 1/5 aussi long que haut. La caudale est arrondie, un peu plus courte que la tête.
La teinte est brunâtre ou jaunâtre, avec 8 à 10 barres foncées plus ou moins distinctes sur les côtés, la dernière plus accentuée à la base de la caudale. Les dorsales et l’anale sont noirâtres, les autres nageolres grisâtres ; la caudale est finement marquée de séries transversales de points noirs.
D. VI | 19-11 ; A. 1 6-7 ; P. 16; V. I 5 ; Sq. L. long. 30-38.
L’Eléotris de Chevalier a été décrite d’après 5 exemplaires de 87 à 48 mm., recueillis à une altitude de 1.006 mètres environ, à Ditinn (Fouta-Djalon), par Auguste Chevalier, et 8 exemplaires de 85 à 60 mm., capturés à la même hauteur et dans les mêmes régions (cercle de Pita, Fouta-Djalon), par Pobéguin ; enfin, d’après un petit spécimen de 24 mm., pris dans le haut de la rivière Coyon (Guinée française), par le Dr Maclaud. J'avais rapporté d’abord tous ces spécimens à l’Æ. Lebretoni Steimdachner, en faisant remarquer déjà qu'il s’agissait sans doute d’une variété nouvelle, caractérisée par l’absence totale d’écailles à la région nuchale. En réalité, cette espèce, de la Guinée française, se rapproche beaucoup de l'E. nana Boulenger, du Nil, du Tchad et de l’Ouellé (fig. 65). Elle s’en distingue, néanmoins, en dehors de sa taille moins réduite, par ses formes un peu plus allongées, sa 1'€ dorsale plus basse, sa 2€ dorsale parfois plus longue, sa caudale légèrement plus courte.