Grobius soporator Cuvier et Valenciennes
Gobius soporator Cuvier et VALENCIENNES, Hist. Poiss. XII, 1837, p. 56 ; BouLENGER, Cat. Fr. Fish. Africa, IV, 1916, p. 33.
Le corps est faiblement comprimé ; sa hauteur est comprise 4 à 4 fois 2/3 dans la longueur, la longueur de la tête 8 à 3 fois 1 /2. La tête, nue, est 1 fois 1 /4 à 1 fois 1 /3 aussi longue que large. Le museau, arrondi, est au moins égal à l’œil, qui est contenu 4 à 4 fois 1 /2 dans la longueur de la tête. L'espace interorbitaire est très étroit. La bouche, terminale, s'étend jusqu’au-dessous du 1/3 antérieur de l’œil. Les dents sont villiformes, en bande étroite, les externes un peu plus grandes. Les écailles, ciliées, sont au nombre de 14 à 16 en série transversale. Les dorsales sont très rapprochées ; les plus longs rayons font la 1/2 de la longueur de la tête. L’anale débute un peu en arrière de la 2e dorsale. La pectorale mesure des 2/3 aux 3 /4 de la longueur de la tête ; ses rayons supérieurs libres sont filiformes. Le disque ventral n’atteint pas l’anus. Le pédicule eaudal est 1 fois 1 /4 à 1 fois 1/2 aussi long que large. La caudale, arrondie, est légèrement plus courte que la tête.
La teinte est brunâtre, avec des lignes plus foncées le long de chaque série d’écailles et des barres noires irrégulières ; les dorsales et la caudale sont mouchetées de points noirs.
D. VI | 19; A.TI8; P.15 + 5; L. long. 39-45.
Longueur totale : 110 millimètres.
Le Gobie endormeur, ainsi désigné du nom qu'il porte à ia Marti-
nique, se rencontre sur les deux rives de l'Atlantique tropical. C’est
une forme marine qui remonte certaines rivières de l’Afrique Occidentale, comme le Niger par exemple.