‹ Les poissons des eaux douces de l'Afrique occidentaleChapitre 374 sur 432 · PERIOPHTHALMUS Bloch Schneider · texte numérisé non relu

PERIOPHTHALMUS Bloch Schneider

Corps assez allongé, subcylindrique, recouvert d’écailles eténoïdes, petites ou moyennes. Des dents coniques, verticales, aux mâchoires. Yeux très rapprochés et proéminents, avec une paupière très développée. Ouverture branchiale assez étroite. 5 branchiostèges. Pseudobranchies rudimentaires. Une fente derrière la 4€ branchie. 2 dorsales, la 17€ formée d’épines flexibles. Anale semblable à la 2e dorsale. Une grande partie de la base des pectorales musculeuse et recouverte d’écailles. Ventrales formant un disque plus ou moins divisé en son

milieu.

Les Périophthalmes sont de singuliers Poissons qu’on rencontre dans toutes les régions tropicales, le long des côtes, dans les estuaires et à l'embouchure des rivières. La conformation de leurs pectorales, qui constituent des sortes de membres, la disposition de leur appareil branchial, leur permet d’aller à terre, où ils sautillent à la poursuite des Insectes dont ils font leur nourriture. Une seule espèce se rencontre en Afrique Occidentale.

1. Periophthalmus Koelreuteri (Pallas) var papilio Bloch Schneider

Gobius Koelreuteri PALLAS, Spicil. VIIT, 1767, p. 8, pl. 2, fig. 1. Periophthalmus Koelreuteri STEINDACHNER, Sitz. Ak. Wiss. Wien, LX (D), 1869, p. 945, pl. L fig. 2.

ue On, SE A,

Periophthalmus papilio BLocn SCHNEIDER Syst. Icht. 1801, p. 63, pl. 14; Cuvier et VALENCIENNES, Hist. Poiss. XII, 1837, p. 190, pl. 353.

Periophthalmus Koelreuteri PALLAS var. papilio GÜNTHER, Cat. Fish. ITT, 1861, p. 99 ; STEINDACHNER, Notes Leyd. Mus. XVE, 1895, p. 27.

Periophthalmus gabonicus À. Dumérir, Arch. Mus. X, 1861, p. 250, pl. XXIL, fig. 4.

? Periophthalmus erythronemus GUICHENOT, 1bid. 1861, p. 250, pl. XXIE, fig. 5.

La hauteur du corps est comprise 4 à 4 fois 1 /4 dans la longueur, la longueur de la tête 3 fois 1/3 à 3 fois 2/3. La ligne du profil, en avant de l’œil, est presque verticale. La longueur du museau est contenue 1 fois 2/3 environ dans la longueur de la tête. L’œil est situé sur le sommet de la tête ; son diamètre est compris 8 fois 3/4 à 4 fois 1 /3 dans la longueur de celle-ci. Les dents sont fortes, coniques, inégales, au nombre d’une vingtaine à chaque mâchoire. La bouche, fendue horizontalement, s’étend jusque sous le centre de l’œil ou un peu au delà. Les lèvres sont développées et un vaste repli recouvre la supérieure. Le dessus de la tête et le haut des joues et de l’opercule sont recouverts de petites écailles ; celles du corps sont également fort petites, surtout sur le ventre, un peu plus grandes sur le pédicule caudal. La 1'€ dorsale est composée de rayons minces et flexibles, les médians, les plus longs, faisant des 4/5 à 1 fois la longueur de la tête ; cette nageoire est bien séparée de la 22 dorsale, dont les plus longs rayons font de la 1/2 aux 3/5 de la longueur de la tête. L’anale débute sous les 127$ rayons de la 2€ dorsale ; ses rayons sont plus courts. La pectorale est très développée, la partie rayonnée, arrondie, faisant les 2 /3 environ de la tête en longueur. Les ventrales ne sont réunies qu’à leur base. Le pédicule caudal est 2 fois environ aussi long que haut. La caudale a ses rayons supérieurs arrondis, les inférieurs coupés obhiquement.

La teinte générale est brune ou violacée, le ventre grisâtre. Dans la variété papilio, la 1'€ dorsale, qui rappelle bien l’aile d’un Papillon, est violet foncé, avec le bord supérieur noir et une bande claire parallèle, la 2e dorsale est barrée d’une bande longitudinale noire, bordée en haut et en bas de clair. Il existe parfois des taches claires sur les côtés de la tête.

D'XI-XIIT | I 11-12 ; A: [9-10 ; P. 13-14 ; V. I 5.

Longueur totale : 190 millimètres.

Le Périophthalme papillon habite toute la côte occidentale d’Afrique, depuis le Sénégal jusqu’au Cap, s’avançant dans les lagunes et les estuaires. On le rencontre aussi dans l'Océan Indien. Cette curieuse espèce à été importée en Europe comme Poisson d’orne-

ment. C’est un amusant spectacle de voir ces animaux venir se reposer à la façon de Phoques, sur un petit radeau ménagé à cet eflet, puis, à la moindre alerte, sauter à l’eau comme des Grenouilles (1).

XXVIIL ANABANTIDÉS

Corps court ou moyen, plus ou moins comprimé, recouvert de grandes écailles cténoïdes. Tête écailleuse. Bouche protractile, bordée par les prémaxillaires seulement ; maxillaires petits, élargis en arrière. Deux narines de chaque côté. Sous-orbitaire avec une lame interne supportant l’œil. 4 rayons branchiostèges. Un organe respiratoire accessoire dans une cavité, au-dessus des branchies (2). Os pharyngiens grands, dentifères, unis, mais avec une suture persistante. Côtes insérées à l’extrémité des apophyses transverses des vertèbres. Dorsale et anale allongées, formées en grande partie d’épines. Pectorales plus rapprochées du ventre que du dos. Ventrales composées d’une épine et de 5 rayons mous, un peu en arrière des pectorales, mais très rapprochées de celles-ci. Vessie natatoire allongée, bifide en arrière.

Cette famille, qui n’est représentée que par un seul genre, habite le Sud-Est de l'Asie, l'Afrique tropicale et l’Afrique du Sud.

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