Gnathonemus tamandua (Günther
Mormyrus tamandua GÜNTHER, Pr. Zool. Soc. 1862, p. 22, pl. IL, fig. 1.
Gnathonemus tamandua BouULENGER, Cat. Fr. Fish. Africa, I, 1909, p. 118, fig. 98 ; PELLEGRIN in CHEVALIER, Afrique centrale française, 1908, p. 444 et Poiss. Bassin Tchad, 1914, p. 53, pl. II, fig. 1.
La hauteur du corps est comprise 4 fois à 4 fois 1 /2 dans la longueur, la longueur de la tête 4 fois à 4 fois 1 /3. Le profil supérieur de la tête descend en une forte courbe. Le museau est très prolongé, fortement comprimé, dirigé obliquement vers le bas ; sa longueur fait de 1 fois 2 /3 à 2 fois la longueur de la portion postoculaire de la tête. Le menton se termine en un appendice cutané, comprimé, égalant le diamètre de l’œil. La bouche est fort petite, avec 3 dents minuscules, coniques, en haut, 4 en bas. Le diamètre de l’œil est contenu 6 fois dans la longueur de la tête. On compte 5 écailles entre la dorsale et l’anale, 12 autour du pédicule caudal. La dorsale commence au-dessus du 6€ au 8€ rayon de l’anale. Celle-ci est plus rapprochée de la base de la caudale que de celle de la ventrale. La pectorale, obtusément pointue, fait des 2 /5 aux 2 /3 de la longueur de la tête et dépasse la base de la ventrale. La caudale, à base écailleuse, a ses lobes pointus.
Le dos est brunâtre avec une barre verticale noire, bordée de clair entre l’origine de le dorsale et de l’anale.
D. 26-30 ; A. 29-84 ; P. 11 ; V. 6 ; Sq. 12-18 | 70-80 | 19-21.
Longueur totale : 360 millimètres.
Le Gnathonème fourmilier habite le Niger, le Vieux-Calabar, le bassin du Tchad et le Congo. Sa physionomie curieuse, dont le profil rappelle celui du Fourmilier, et sa taille assez considérable, permettent de le distinguer facilement.