GNATHONEMUS MOORII
Mormyrus Moori, Günrx. Ann. & Mag. N. H. (3) XX, 1867, p. 116.
Mormyrus lepturus, GünTH. Proc. Zool. Soc. 1871, p.670, pl. LXIX, fig. B, et Ann. & Mag. N. H. (6) XVII, 1896, p. 280.
Mormyrus grandisquamis, Peters, Mon. Berl. Ac. 1876, p. 250, pl. —, fig. 3.
Gnathonemus Moorii, BouLeNG. Ann. Mus. Congo, Zool. I, p. 10 (18098), et Proc. Zool. Soc. 1898, p. 803.
La hauteur du corps est comprise 3 à 3 3/4 fois dans la longueur totale, la longueur de la tête 4 à 5 fois. La tête est très peu ou point plus longue quehaute, le profil supérieur fortement courbé; la longueur du museau excède le diamètre de l'œil et est comprise à peu près 4 fois dans la longueur de la tête; la bouche est au niveau du bord - inférieur de l’œil ; les dents sont petites, échancrées, au nombre de 5 à la mâchoire supérieure, de 6 à l’inférieure ; le menton porte un renflement globuleux médiocrement développé ; l'œil mesure 1/5 ou 1/6 de la longueur de la tête et la moitié de la largeur interoculaire. La nageoire dorsale comprend 20 à 25 rayons; elle est élevée et pointue en avant, son bord libre échancré, et commence au-dessus des 4"° à 6me rayons de l'anale; sa longueur est comprise 2 à 2 1/3 fois dans la distance qui la sépare de la tête. L'anale, composée de 25 à 30 rayons, a la même forme que la dorsale chez les femelles, tandis que chez les mâles les rayons antérieurs forment un lobe arrondi. La pectorale est aussi longue que la tête, deux fois aussi longue que la ventrale, au delà de la base de laquelle elle s’étend. La caudale est couverte d'écailles sur le tiers antérieur ; les lobes sont longs et pointus. Le pédicule caudal est 2 1/2 à 3 fois aussi long que haut, aussi long ou un peu plus court
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que la tète. 43 à 49 étailles Le long de la ligne latérale, FE en série transversale sur le corps, Z entre la dorsale et l’anale, 8 autour du pédicule caudal.
Brunâtre (en alcool); une bande verticale noirâtre entre les rayons antérieurs de la dorsale et l’anale.
Longueur totale : 21 centimètres.
Cette espèce est connue du Gabon, de l’Ogowé et du Bas-Congo. J'en ai examiné des individus de Matadi (Coll. Wilverth et Wagenaar) et de Boma (Coll. Delhez). Elle se rencontre peut-être aussi dans le Nil si, comme j'ai lieu de le supposer, le Petrocephalus pictus, Marcusen, en est synonyme.
Grâce à l’obligeance de M. H. O. Forbes, j'ai pu comparer le type de M. Moorii, de l’'Ogowé, conservé au Musée de Liverpool, avec les individus du Congo.