‹ Les poissons du basin du CongoChapitre 121 sur 463 · NOTOPTERIDÆ · texte numérisé non relu

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Bouche bordée par les prémaxillaires et les maxillaires, ceux-ci les plus développés. Os pariétaux formant une suture médiane et séparant le sus-occipital des frontaux; une profonde cavité de chaque côté du crâne, entre le postfrontal et le squamosal ; symplectique présent ; pas de sous-operculaire ; interoperculaire petit, caché sous le préoperculaire. Pas de dents pharyngiennes. Côtes sessiles ; des os accessoires (adpleuraux) attachés à l'extrémité des côtes antérieures, avec lesquelles tls peuvent être complétement confondus et qu'ils prolongent jusqu’à la ligne médiane, embrassés par les ossifications qui forment une double serrature ventrale ; épineuraux et épipleuraux présents; vertèbres précaudales munies d'apophyses transverses antérieures aux côtes. Nageoires pectorales se repliant contre les côtés du corps. Vessie natatoire communiquant avec l'oreille. Pas d'oviductes.

Les deux genres, à formes si bizarres, qui constituent cette famille, ont le corps très comprimé, la région précaudale excessivement raccourcie, la région caudale très allongée et atténuée ; les écailles sont très petites, cycloïdes et pourvues d'un réseau de petits canauxs ’anastomosant ; le ventre est armé d’une double rangée de petites épines soutenues par des lames osseuses qui s'étendent jusqu’à la hauteur de la nageoire pectorale, ces lames doubles et alternantes, non pas en chevrons impairs comme chez les Clupéides. La ligne latérale est complète. Les os du crâne (nasaux, frontaux, postfrontaux, pré- et sousorbitaires) et de la mandibule sont caverneux, forment de profondes rigoles ; le sur-temporal est mince et comprimé et se détache du crâne pour former une arcade s'étendant du pariétal à l’articulation du posttemporal avec le sur-claviculaire; l’épiotique est prolongé en arrière en lame mince et lacinée. La bouche est grande; les prémaxillaires sont dépourvus de mobilité ; le maxillaire est grand, sans os supplémentaire; il est armé, ainsi que les prémaxillaires et les dentaires, d'une bande de dents petites et coniques bordées extérieurement de dents plus grandes; des bandes de petites dents sont aussi présentes sur les vomers, les palatins, les ptérygoïdes et le parasphénoïde ; deux bandes de dents fortes sur la langue. La membrane branchiostège s'étend,

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avec ou sans échancrure, en travers de l’isthme; les rayons branchio stèges ‘sont peu nombreux, variant de 3 à 9. Il n’y a pas de pseudobranchies. La nageoire dorsale est petite ou absente; l’anale, très allongée, commence immédiatement en arrière de l'anus et se confond avec la caudale, qui est peu développée et peut être considérée comme simple prolongement de celle-là, la caudale proprement dite ayant disparu. Les pectorales sont bien développées, mais les ventrales sont rudimentaires ou absentes. Les coracoïdes sont séparés sur toute leur longueur, ne formant pas une carène unique avant d'aboutir aux claviculaires. Les vertèbres sont au nombre de 70 à 80 (10-15 + 56-65). J'en compte 80 (15 + 65) chez Notopterus afer, 70 (10 + 60) chez Xenomystus Nigri. Le premier a 12 côtes, les deux antérieures très courtes, les 5 ou 6 suivantes longues et prolongées par les adpleuraux (1), qui restent toujours distincts des côtes chez les espèces africaines ; les côtes les plus développées sont fortement épaissies à la base; les épineuraux sont très minces et touchent presque à la base des côtes ; les épipleuraux sont très petits et insérés entre la base des côtes et les apophyses transverses. La dernière vertèbre caudale n’est aucunement modifiée pour supporter la nageoire caudale. L’estomac est court, pourvu de deux appendices pyloriques. La vessie natatoire est grande, divisée en plusieurs loges, bifide en arrière, prolongée de chaque côté de la région caudale jusqu'en arrière de la nageoïire dorsale; en avant elle émet deux petites cornes qui pénètrent dans les deux grandes cavités du crâne, sous le sac auditif. Les ovaires ne sont pas renfermés dans un sac : les œufs tombent librement dans la cavité abdominale. La plupart des auteurs ont rangé les Notoptèresdans le voisinage des Clupéides, ce qui est, d’ailleurs, parfaitement correct. Il y a cependant un rapprochement plus intime à établir entre ces poissons et les Hyodontides (2), groupe qui a été, à tort, associé aux Ostéoglossides ou tout au moins placé dans leur voisinage immédiat. Les Notoptérides me semblent occuper vis-à-vis des Hyodontides une position analogue à celle qu’occupent les Mormyrides vis-à-vis des Albulides, c’est à-dire qu'ils peuvent en être considérés comme modification excentrique.

(1) Ces éléments, que je désigne sous le nom d’adpleuraux, me semblent pouvoir être considérés comme les homologues des « épipleuraux du Hareng » de Owen (Comp. Anat. I. p. 43), « Hypacanthoïdes » de Baur (Anat. Anz. IX, 1893, p. 116), « Lower Extracostal » de Smitt (Scand. Fish. II, p. 947). Voir aussi Aug. Müller, Arch. f. Anat. u. Physiol. 1853, p. 260. Toujours est-il que les éléments en question n’ont point encore été signalés dans la position qu'ils occupent chez les Notoptères.

(2) Günther, Cat. Fish. VIL, p. 375 (1868); Jordan et Evermann, Fish. N. Amer.

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