PETERSIUS /LEOPOEDIANUS
BouLenG. Ann, Mus. Congo, Zool. I, p. 90, pl. XXX VII, fig. 4 (1899).
La hauteur du corps égale la longueur de la tête et est comprise 3 1/2 à 3 2/3 fois dans la longueur totale. La tête est plus longue que haute, à profil supérieur droit et descendant en pente très faible; la bouche est obliquement dirigée en haut et la mâchoire inférieure dépasse notablement la supérieure; le maxillaire s'étend jusque sous
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le bord antérieur de l’œil; les dents, tri- ou quinquécuspides, ont la pointe centrale longue, très aiguë; les dents de la série prémaxillaire externe, au nombre de 4, sont un peu plus petites que celles de la série interne, au nombre de 8, avec lesquelles elles alternent; les dents mandibulaires, en une seule rangée de 8, sont les plus grandes de toutes ; le diamètre de l'œil excède un peu la longueur du museau, est compris 3 fois, ou un peu moins de 3 fois, dans la longueur de la tête, et égale la largeur interoculaire; le deuxième sous-orbitaire, le plus long, égale le diamètre de l’œil. Les branchiospines sont longues et serrées ; on en compte 25 à 30 à la partie inférieure du premier arceau. La nageoire dorsale, à 10 rayons, dont 8 branchus, est à peu près deux fois aussi haute que longue et commence au-dessus de la base de la ventrale, à égale distance du bout du museau et de la racine dela caudale ; la dorsale adipeuse est très petite et séparée de la dorsale rayonnée par un espace égal au double de la base de celle-ci. L'anale, composée de 22 ou 23 rayons, dont 19 ou 20 branchus, est plus haute chez les mâles que chez les femelles; son contour est très convexe chez les premiers, droit ou un peu concave chez les secondes. La pectorale mesure les 3/5 ou les 2/3 de la longueur de la tête et n'atteint pas la base de la ventrale, laquelle s'étend jusqu’à l'anus. La caudale est fourchue, à lobes pointus. Le pédicule caudal est très peu plus long que haut. Les écailles sont au nombre de 30 ou 31 le long de la ligne latérale, — en série transversale, 2 entre la ligne latérale et la ventrale.
En alcool, ce petit poisson se fait remarquer par une bande latérale noire ou noirâtre et la dorsale noïrâtre. A l’état frais, d’après Delhez, le dos est gris-olive, le ventre argenté, la bande latérale verte, les nageoires, et parfois le dessus de la tête, orange ou rouge brique. Iris argenté.
Longueur totale : 9 centimètres.
D'écrit d’après plusieurs individus provenant de Kutu et d’Ibali (lac Léopold II).
Noms indigènes : Opondi et Monjué.
Très voisin de P. caudalis, P. Leopoldianus s’en distingue surtout par le corps moins élevé et par les branchiospines beaucoup plus nombreuses et plus serrées, ainsi que par la coloration.
Comme chez l'espèce suivante, dont j'ai également pu examiner le squelette, il y a 17 vertèbres précaudales et 19 caudales. Une très grande fontanelle allongée sur le crâne, limitée par les frontaux, les pariétaux et le sus-occipital. La vessie natatoire n'est pas prolongée dans la région caudale.
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3, PETERSIUS HILGENDORFI-
pouLENG. Ann. Mus. Congo, Zool. I, p. 91, pl. XXXVII, fig. 5 (1899).
La hauteur du corps est comprise 3 à 3 1/3 fois dans la longueur totale, la longueur de la tête 3 1/2 à 3 2/3 fois. La tête est à peine plus longue que haute, à profil supérieur légèrement concave; la bouche est peu oblique et la mâchoire inférieure ne dépasse pas la supérieure ; le maxillaire s'étend jusque sous le bord antérieur de l’œil; les dents, disposées comme chez l'espèce précédente, ont la pointe centrale beaucoup moins longue; les prémaxillaires externes sont tricuspides, les autres quinqué- ou septemcuspides ; le diamètre de l’œil excède considérablement la longueur du museau, est compris 2 1/2 à 3 fois dans la longueur de la tête, et égale la largeur interoculaire; le deuxième sous-orbitaire, le plus long, égale le diamètre de l’œil. Les branchiospines sont moins longues et moins serrées que chez l'espèce précédente, on en compte 15 ou 16 à la partie inférieure du premier arceau. La nageoire dorsale, à 10 rayons, dont 8 branchus, à peu près 2 1/2 fois aussi haute que longue chez les femelles, est beaucoup plus élevée chez les mâles, chez lesquels plusieurs rayons sont prolongés en filaments, le troisième atteignant le pédicule caudal; elle commence au-dessus de la base de la ventrale, à égale distance du bout du museau et de la racine de la caudale. La dorsale adipeuse est très petite et séparée de la dorsale rayonnée par un espace égal au double de la base de celle-ci. L’anale, à 23 à 26 rayons, dont 20 à 23 branchus, est beaucoup plus haute, et à bord plus convexe, chez les mâles que chez les femelles. La pectorale mesure les 2/3 ou les 3/4 de la longueur de la tête et atteint presque la base des ventrales, lesquelles s'étendent jusqu’à l'anus. La caudale est fourchue. Le pédicule caudal est à peine plus long que haut. Les écailles sont au nombre de 35 ou 36 le long de la ligne latérale, Te en série transversale, 2 entre la ligne latérale et la ventrale.
La coloration, pendant la vie, est brun foncé en dessus, argenté en dessous, bleu sur les flancs; une bande latérale plombée le long des deux tiers postérieurs du corps et une barre verticale noirâtre en travers de la ligne latérale au-dessus de la pectorale; nageoires noires, dorsale, anale, ventrales et caudale rouge vermillon à la base chez les mâles. [ris argenté.
Longueur totale : ro centimètres.
Cette espèce est fondée sur plusieurs individus de Kutu et d’Ibali, lac Léopold IT, recueillis par Delhez; mais dès 1886 elle était repré-
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sentée au Muséum de Paris par des individus de Diélé, sur l’Alima, faisant partie de la collection rapportée par la mission de l'Ouest Africain (M. de Brazza).
Cette espèce est nommée en l’honneur du fondateur du genre Petersius, M. le professeur F. Hilgendorf, conservateur des collections ichthyologiques du Musée de Berlin.