NEOBORUS
BouLenG. Ann. Mus. Congo, Zool. I, p. 78 (1899).
Museau en rostre étroit; prémaxillaires coossifiés, ainsi que les dentaires, mobiles de bas en haut mais non protractiles ; maxillaire très petit, édenté, ankylosé au prémaxillaire, caché sous les sous-orbitaires quand la bouche est close; une seule rangée de dents aux mâchoires, les antérieures grandes, en forme de canines, les latérales pointues, comprimées, à pointe dirigée en arrière, avec ou sans une petite pointe secondaire. Joue en grande partie nue ; narines très rapprochées, près de l'œil, séparées par une papille valvulaire. Ouïes largement ouvertes, membrane branchiostège étroitement soudée à l’isthme en avant. Corps allongé, comprimé. Écailles petites, à bord libre fortement cilié; ligne latérale complète, à tubes
180 CHARACINIDÆ
droits, suivant le milieu du corps ; un appendice écailleux à la base de la ventrale. Dorsale à 16 à 18 rayons, située en arrière des ventrales. Anale à 17 à 19 rayons. Nageoire adipeuse courte, bien développée.
Neoborus est très voisin de Zchthyoborus, Gthr., du Nil, type de la sous-famille des Zchthyoborinæ. Il en diffère par l'absence de dents en cardes à la face interne des mâchoires.
Ayant pu faire préparer le squelette de l'espèce unique, je suis à même d’ajouter quelques renseignements ostéologiques à la définition du genre. On distingue encore la suture entre les prémaxillaires, tandis que toute trace de séparation entre les dentaires a disparu. Une grande fontanelle s'étend sur l'arrière du crâne, séparant entièrement les pariétaux et se prolongeant entre les frontaux jusqu'au niveau des bords postérieurs des orbites. Comme chez Zchthyoborus, le maxillaire ne borde pas du tout la bouche, contrairement à la définition habituelle de la famille des Characinidæ. La branche inférieure du préoperculaire est excavée en gouttière, bordée d’une forte crète qui s'étend jusqu’à l'articulation quadrato-mandibulaire. 24 vertèbres pécaudales et 19 caudales.
Une seule espèce.