CAPOETA TANGANICÆ
BouLenc. Ann. & Mag. N. H. (7) VI, 1900, p. 478.
La hauteur du corps est comprise 3 3/4 ou 4 fois dans la longueur totale, la longueur de la tête 5 fois. Le museau est large et arrondi, aussi long ou à peine plus long que l'œil, dont le diamètre est compris 3 1/2 fois dans la longueur de la tête et près de 2 fois dans la largeur interoculaire ; la largeur de la bouche égale les 2/3 de celle de la tête; un barbillon minuscule caché sous la lèvre à l’angle de la bouche. La
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nageoire dorsale a 3 rayons simples et 9 branchus; le 3" rayon simple est très fort, entièrement ossifié, sauf à l'extrémité, lisse ; la nageoire, située à égale distance de l’œil et de la caudale, a le bord libre échancré; sa plus grande hauteur égale la longueur de la tête. L’anale a 3 rayons simples et 5 branchus, dont le plus long mesure les 3/4 de la longueur de la tête. La pectorale est très pointue et aussi longue que la tête ; elle est loin d'atteindre la ventrale, qui est insérée sous les premiers rayons de la dorsale. La caudale est fourchue. Le pédicule caudal est 2 fois aussi long que haut. 68 à 7c écailles le long de la ligne latérale, — en série transversale, o ou 10 entre la ligne latérale et la racine de la ventrale.
Olivâtre en dessus, chaque écaille plus foncée à la base, blanc argenté en dessous; nageoires grisâtres.
Longueur totale : 32 centimètres.
Les trois spécimens rapportés par M. J. E. S. Moore proviennent de l'extrémité nord du lac Tanganika.
Par la présence de deux barbillons et la petitesse des écailles, cette espèce rentre dans la section des Capoeta typiques, du sud-ouest de l'Asie; mais elle n’a le gros rayon de la dorsale ni assez faible comme chez C. fundulus, Pall., et formes voisines, ni dentelé comme chez C. trutta, Heck. La seconde espèce africaine, C. Dillonii, se distingue par l'absence de barbillons et la grandeur des écailles (L. lat. 30).
Cuvier, Règne Anim. II, p 192 (1817); Günrx. Cat. Fish. VII, p. 82 (1868).
Corps plus ou moins comprimé, couvert d'écailles plus ou moins grandes. Ligne latérale complète, un peu plus rapprochée du ventre que du dos, mais occupant à peu près le milieu sur le pédicule caudal. Bouche petite ou modérément grande, à lèvres minces ou modérément développées ; barbillons présents ou absents. Sous- orbitaires étroits, ne couvrant pas la joue. Nageoire dorsale avec ou sans épine, à 10 à 12 rayons. Anale courte, à 7 à 9 rayons. Un appendice écailleux à la base des ventrales. Dents pharyngiennes en trois rangées, cylindriques, crochués,- avec une excavation à la base de la couronne, souvent suivies d'une grande molaire.
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Crâne peu massif; un os sus-orbitaire; crête occipitale courte et basse. Clavicules et coracoïdes modérément développés. Le nombre des vertèbres varie, selon les espèces, de 30 à 47 (16 à 26 + 14 à 21). Tube intestinal beaucoup plus long que le corps.
Ce grand genre, de 250 espèces environ, est représenté en Europe, en Asie et dans toute l’Afrique. C’est le sud-est de l’Asie qui produit le plus grand nombre d'espèces. On en compte environ 55 en Afrique. Le bassin du Congo, selon nos connaissances actuelles, n’en possède que huit. Nous devons à Max Weber l’intéressante découverte qu’une espèce sud-africaine de ce genre est vivipare.
Synopsis des espèces du bassin du Congo.