HETEROBRANCHUS LATICEPS
Peters, Mon. Berl. Ac. 1852, p. 682, et Reise n. Mossamb. IV, p. 37, pl. VII, fig. 1 (1868).
La hauteur du corps est comprise 6 1/2 à 7 fois dans la longueur totale, la longueur de la tête 3 fois. La tête est 1 3/5 fois aussi longue que large; sa face supérieure est striée en avant, granulée en arrière chez les adultes, presque lisse chez les jeunes ; le sus-occipital se termine en pointe aiguë; la fontanelle frontale est 3 fois aussi longue que large, sa longueur comprise 5 fois dans celle de la tête; la fontanelle sus-occipitale est plus petite et située en avant du processus occipital; le diamètre de l’œil est compris 2 1/2 fois dans la longueur du museau, 5 fois dans la largeur interoculaire, qui mesure à peu près la moitié de la longueur de la tête etégale la largeur de la bouche. La bande de dents prémaxillaires est 5 à 6 fois aussi longue que large; elle a la même
largeur que la bande de dents vomériennes. Le barbillon nasal est aussi long que la tête; le barbillon maxillaire est 1 1/2 à 2 fois aussi long et atteint la nageoire ventrale ou l'origine de l’anale. Une vingtaine de branchiospines au premier arceau. La première dorsale comprend 30 à 33 rayons; sa distance de l’occiput est à peu près le quart de la longueur de la tête ; la seconde dorsale en est séparée par un espace très court, elle est plus basse et plus courte, et atteint presque la base de la caudale. L’anale, a 44 ou 45 rayons, atteint presque la base de la caudale. La pectorale mesure presque la moitié de la longueur de la tête; son épine, à faible serrature externe, mesure les 3/5 ou les 2/3 de sa longueur. Les ventrales sont à peu près à égale distance du bout du museau et de la caudale. La caudale mesure la moitié de la longueur de la tête.
Olivâtre en dessus, blanc en dessous: parfois quelques taches noires éparses sur les côtés de la queue; dorsale et anale bordées de noir ; caudale jaunâtre à la base, puis noire, puis liserée de rouge.
Atteint une longueur de 33 centimètres.
Cette espèce n'était connue que de Mozambique. Un jeune individu, recueilli par M. Demeuse dans le district du Kasaï, fait partie des collections du British Museum.
D'après Peters, ce poisson, contrairement à ce qui s’observe chez les Clarias, ne se trouve que dans les rivières, jamais dans les eaux stagnantes.
EUR OPIUDS:
MüLcer et TroscHez, Hor. Ichthyol. III, p. 6 (1849); GünrTHer, Cat. Fish. V, p. 52 (1864).
Corps modérément allongé, fortement comprimé, à région précaudale courte. Nageoire dorsale courte, composée d'une épine et de 5 ou 6 rayons mous, une petite dorsale adipeuse; nageoire anale très allongée. Nageoires pectorales à premier rayon épineux. Nageoires ventrales à 6 rayons, insérées sous la dorsale ou en arrière de celle-ci. 4 paires de barbillons : une aux narines, une aux maxillaires, deux au menton, ces derniers placés l’un derrière l’autre ; narines largement séparées, la postérieure munie d'un barbillon; yeux tout à fait latéraux,
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à bords libres. Mâchoires munies chacune d’une bande de dents en velours; une bande de denis voméro-palatines. Membrane des ouïes libre, profondément échancrée. Vessie natatoire grande, libre.
Ce genre, dont on connaît 13 espèces, est propre à l'Afrique tropicale et au Nil. C’est par erreur qu'il a été signalé aux Indes {1}.
Le crâne se rapproche beaucoup de celui du genre Silurus, le type de la famille, quoique la forme de la tête soit très différente; les os sont plus minces et le sus-occipital émet un prolongement styliforme qui s'étend presque jusqu’à la nageoire dorsale; les sous-orbitaires forment une chaîne d’os très grèles; il y a deux fontanelles très étroites, linéaires, l’antérieure bordée par l'ethmoïde et les frontaux, la postérieure dans le complexe pariéto-occipital ; le post-frontal et le squamosal sont très étroits et il n’y a ni sur-temporal ni post-temporal distincts. Le maxillaire est très réduit; le palatin, en forme de bâtonnet, s'étend du pterygoïde unique au maxillaire et sa face ventrale s'étale en une petite lame dentée, continuation de la bande de dents vomériennes. Le sur-claviculaire émet un processus interne en forme de stylet dont l'extrémité s'applique contre le basi-occipital. Le coracoïde et la clavicule forment une large barre transversale relevée en crête mince en avant et en arrière et formant une carène à la symphyse. Les 5 premières vertèbres sont unies entre elles en un os unique ankylosé au crâne, au sur-claviculaire et aux deux premiers interneuraux, leurs apophyses transverses ne forment pas une plaque très étendue. Outre ce complexe, il y a 49 vertèbres (chez E. niloticus), dont 11 seulement peuvent être comptées comme précaudales ; de ces dernières, les 7 premières sont pourvues de côtes courtes et minces attachées à la face inférieure des parapophyses, près de leur extrémité, et les 4 dernières ont les parapophyses unies en forme de H ou de X et forment des arcs hémaux. Les rayons branchiostèges sont au nombre de 9 ou 10. La peau est amincie au-dessus de la nageoire pectorale et tendue sur la vessie natatoire, ce qui permet de distinguer celle-ci de l'extérieur, au moins par le toucher.
La nourriture de ces Silures consiste surtout en petits poissons, vers et crustacés.
(1) Pimelodus murius, Ham. Buch., qui a été rapporté à ce genre, avec doute il est vrai, est un Pseudeutropius. L'espèce décrite par Günther sous le nom de Eutropius obtusirostris, comme habitant l'Inde, est fondée sur deux jeunes E. niloticus. L'habitat repose donc sur une indication erronée.
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Synopsis des espèces du bassin du Congo.
I. Barbillon maxillaire plus long que le mandibulaire postérieur; museau dépassant la mandibule.
Dorsale au-dessus des ventrales; pectorale beau-
coup plus longue que la tête; hauteur du corps 4
à 4 1/3 fois dans la longueur totale; À. 52-60 . . 1. E. congolensis, Leach. Dorsale en partie en avant des ventrales ; nageoire
pectorale à peine plus longue que la tête; hauteur
du corps 3 2/5 fois dans la longueur totale; A. 52. 2. E. Grenfelli, Bilgr. Dorsale entièrement en avant des ventrales; na-
geoire pectorale un peu plus courte que la tête;
hauteur du corps 4 fois dans la longueur totale;
A 8-20 ELU nee PRE RER MAN ES EN DePA RARE
II. Barbillon maxillaire plus court que le mandibulaire postérieur; museau ne dépassant pas la mandibule; dorsale entièrement en avant des ventrales; pectorale plus courte que la tête.
Hauteur du corps 3 1/2 fois dans la longueur totale ;
À. 45; bande de dents voméro-palatines aussi
large que la bande prémaxillaire. . . NA EP Maticeps 0Bler: Hauteur du corps 3 3/4 fois dans la longueur hébilée
À. 53; bande de dents voméro-palatines re
plus étroite que la bande prémaxillaire . . . . 5. E. Lemairii, Blgr.
EUTROPIUS CONGOLENSIS.
Silurus congensis, Leacn, in Tuckey, Exped. R. Zaire, p. 409 (1818). Eutropius congensis, GünTu. Cat. Fish. V, p 52 (1864).
La hauteur du corps est comprise 4 à 4 1/3 fois dans la longueur totale, la longueur de la tête 5 1/2 à 6 fois. La tête est 1 1/5 à 1 1/4 fois aussi longue que large; le museau, 2 ou 2 1/2 fois aussi long que le diamètre de l’œil, 1 2/3 à 2 fois aussi large que long, dépasse nettement la mâchoire inférieure; le diamètre de l’œil est compris 6 à 7 fois dans la longueur de la tête, le barbillon nasal mesure les 2/7 de la longueur de la tête, le maxillaire les 2/5 ou les 2/3 ; le barbillon mandibulaire antérieur est rudimentaire, plus court que l'œil, et le postérieur mesure à peu près le tiers de la longueur de la tête. Bande de dents voméro-palatines ininterrompue, un peu plus large que la bande pré-
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“maxillaire. Les branchiospines sont assez longues et espacées, au nombre de 13 à 15 au premier arceau. La nageoire dorsale, située exactement au-dessus des ventrales, a 6 rayons branchus, dont le plus long excède la longueur de la tête; l’épine est assez mince, à serrature postérieure faible, et est prolongée en un appendice filamenteux qui donne au rayon une longueur de beaucoup supérieure à celle de la tête; la distance du bout du museau à la dorsale est comprise presque 2 fois dans la distance de celle-ci à la caudale. La dorsale adipeuse est très petite. 52 à 60 rayons à l’anale. La nageoire pectorale est très longue, comme la dorsale, l'épine plus longue que la tête, faiblement dentelée au bord interne et prolongée en un filament qui atteint ou dépasse l'origine de l’anale. La ventrale mesure les 2/3 ou les 3/4 de la longueur de la tête. La caudale est fourchue, à lobes pointus, plus longue que la fête.
Une aquarelle de Delhez représente ce poisson comme d’un brun violacé très foncé en dessus, argenté à reflets verts sur les côtés ; l’extrémité des pectorales, les ventrales, l’anale et la base de la caudale d’un beau rose. Iris jaune orangé. Le jeune porte une bande latérale noirâtre.
Longueur totale : 42 centimètres.
Ce poisson est du nombre des plus anciennement connus du Congo. Le type, rapporté en 1816 par les survivants de l'expédition Tuckey, et conservé au British Museum, provient du Bas-Congo. Des exemplaires ont été rapportés de Boma par MM. Wilverth et Wagenaar, de Yélala, district de Boma, dans la région des chutes, où ils ont été pèchés dans les cataractes, et de Kutu, lac Léopold II, par Delhez. Le British Museum en a recu un exemplaire de Monsembé (Haut-Congo) par le révérend J. H. Weeks. Delhez en dit la chair délicieuse, ressemblant à celle de la sole.
Nom indigène à Yélala : Penvo; à Kutu : Nabolambi; à Monsembé : Linkamba ja litani.
L'Eutropius congolensis n’a pas encore été rencontré en dehors du Congo Les spécimens du Vieux-Calabar et de l’'Ogowé, qui y ont été rapportés par Günther en 1896, ont la nageoire dorsale entièrement en avant des ventrales et appartiennent à l'espèce Æ. niloticus. Les spécimens signalés à la Côte d'Or par le même auteur en 1890, différant par la longueur des barbillons mandibulaires postérieurs, qui égalent les maxillaires et mesurent un peu moins de la moitié de la longueur de la tête, représentent une espèce distincte, que je désigne sous le nom de Æ. mentalis.
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