‹ Les poissons du basin du CongoChapitre 277 sur 463 · SYNODONTIS CAUDALIS · texte numérisé non relu

SYNODONTIS CAUDALIS

BouLenG. Ann. Mus. Congo, Zool. E, p. 44, pl. XXII, fig. 1 (1899).

Le corps est assez fortement comprimé, sa hauteur égale à la longueur de la tête et comprise 4 à 4 1/2 fois dans la longueur totale. La tête est aussi large que longue, très déprimée, presque lisse en dessus ; la fontanelle frontale est petite, linéaire ; lè museau, arrondi, mesure la moitié de la longueur de la tête; l’œil est supère, son diamètre est compris 5 1/2 à 6 fois dans la longueur de la tête, 2 à 2 1/2 fois dans l'espàce interoculaire, qui est presque plat; pas de carène occipitale. La bouche a les lèvres très développées; le barbillon maxillaire, simple, mesure 1 1/2 à 1 2/3 fois la longueur de la tête; les barbillons mandibulaires sont insérés sur une ligne transversale droite et portent de longues branches à courtes et épaisses ramifications ; les externes, un peu plus longs que les internes, mesurent les 2/3 de la longueur de la tête. Les dents prémaxillaires forment une assez large bande; les mandibulaires, très petites et crochues, mesurant à peine la moitié du diamètre de l'œil, sont au nombre de 70 à 80. La fente operculaire ne s'étend pas en dessous au delà de la base de la nageoire pectorale. Le bouclier occipito-nuchal, lisse et simplement convexe, n'est qu’un peu plus long que large et se termine en pointes aiguës ou obtuses qui ne s'étendent pas au delà de la base de l’épine de la dorsale. Le prolongement hurméral, faiblement strié, est étroit et aigu et s'étend jusqu’au niveau de l'extrémité du bouclier occipito-nuchal. La peau du corps est dépourvue de villosités. La nageoire dorsale a 7 rayons branchus ; l’épine n’est que médiocrement forte, à peine plus longue que la base de la nageoire, faiblement striée, lisse en avant, et porte en arrière 6 à 10 dents réclinées assez faibles. La dorsale adipeuse est 4 à 5 fois aussi longue que haute et 2 1/2 à 3 1/2 fois aussi longue que la distance qui la sépare de la dorsale rayonnée. L’anale a 11 ou 12 rayons, dont 8 ou 9 branchus. L’épine pectorale est forte, aussi longue que la tête ou un peu plus courte; son bord antérieur est armé de 15 à 20 dents dirigées en arrière, son bord postérieur en a 13 à 16 beaucoup plus grandes et dirigées en sens inverse. La nageoire ventrale atteint presque l’origine de l’anale. La caudale est profondément échancrée et ses lobes se terminent en longs filaments, le plus long rayon mesurant plus de la moitié de la longueur totale sans la caudale.

La coloration est uniformément brunâtre, chez les spécimens qui ont été conservés en formol.

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Plusieurs individus, dont le plus grand mesure 14 centimètres, Ils proviennent de Boma, de Matadi, de Léopoldville (Coll. Wilverth et Wagenaar).

Voici une espèce facile à caractériser par sa tête recouverte d’une peau lisse et par l'extrême prolongement des lobes de la caudale. Par ses dents excessivement nombreuses elle se rapproche de l'espèce à laquelle Vaillant a imposé le nom de S. poly odon (1) et qui provient de l'Ogowé. Elle s'en distingue, outre les caractères mentionnés déjà, par l’épine dorsale plus courte, la dorsale adipeuse plus longue, le prolongement huméral plus étroit, l'œil plus petit, et par l’absence de villosités sur les côtés du corps. En prenant, à l'exemple de Vaillant, le S. schall comme type moyen de la série, si nombreuse et si variée, que

nous offre le genre Synodontis, S. caudalis et S. decorus viendraient en occuper les deux bouts.

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