‹ Les poissons du basin du CongoChapitre 309 sur 463 · POLYNEMIDÆ · texte numérisé non relu

POLYNEMIDÆ

Bouche bordée par les prémaxillaires seulement; maxillaires grands, ne dépassant pas les prémaxillaires. Épiotiques non prolongés en arrière. Os pharyngiens médiocrement grands, dentifères. Toutes les vertèbres précaudales, sauf les trois premières, à parapophyses très développées, portant les côtes et les épipleuraux à leur extrémité. Nageoires pectorales situées très bas, à ptéryglaux très courts, divisées en deux parties, l'inférieure consistant en rayons libres bien séparés de la nageoire proprement dite; sur-claviculaire allongé. Ventrales à 1 épine et 5 rayons mous, rapprochées des pectorales et suspendues par un ligament au post-claviculaire. Deux nageoires dorsales largement séparées l’une de l’autre, l’antérieure formée d’un petit nombre d’épines. Anale

courte ou assez allongée, à 2 ou 3 épines.

Par la disposition des nageoires dorsales et ventrales, les poissons de cette famille se rapprochent des Muges, dont ils se distinguent de suite à la forme de la bouche, à l'insertion des pectorales proprement dites sur l'os scapulaire seulement et aux appendices filamenteux, dépendant de ces nageoires, qui sont implantés plus bas encore sur un os à plusieurs fenestrations, que je regarde comme formé par des ptérygiaux modifiés, qui s'articule au coracoïde (1). Les vertèbres sont au nombre de 24 (10-14); les deux premières sont dépourvues de côtes et de parapophyses, ne portent que des épipleuraux, la troisième porte des côtes sessiles et des épipleuraux, les suivantes, jusqu'aux caudales, sont pourvues de parapophyses à l'extrémité desquelles sont attachées les côtes et les épipleuraux; les parapophyses des 5 à 7 dernières vertèbres précaudales sont réunies par un pont osseux et forment un arc hémal. Cinq crêtes osseuses s'étendent le long de la face supérieure du crâne, la médiane, la plus courte, ne se prolonge pas en avant au delà du sus-occipital. Les sous-orbitaires sont minces et n’émettent pas de lamelle sous-oculaire. Le maxillaire,

(1) L'extrême de la spécialisation se rencontre chez Galeoides, chez lequel nous voyons ce qu'on peut appeler les « pectorales inférieures » situées si bas qu'elles se touchent presque sur la ligne médiane.

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plus ou moins grand, est dépouvu d’os supplémentaire ou sur-maxillaire. La dentition est très faible. Les ouïes sont largement ouvertes ; il y à quatre arcs branchiaux, des pseudobranchies, et sept rayons branchiostèges.

La vessie natatoire est le plus souvent très RE parfois absente. Chez Galeoides elle se prolonge en pointe le long de la base de l’anale, à gauche, jusqu'à son extrémité. L’estomac est muni de cæcums pyloriques plus ou moins nombreux et le canal intestinal fait deux replis.

Ces poissons se nourrissent surtout d’autres poissons et de crustacés. Ils fréquentent de préférence les embouchures des rivières. Les trois genres qui constituent cette famille sont représentés dans la faune du Congo.

La position systématique des Polynèmes a beaucoup varié selon les auteurs. On les a rapprochés tantôt des Sciènes, tantot des Sphyrènes et des Muges. Cope (1) en a fait un sous-ordre à part, sous le nom de Rhegnopteri.

Synopsis des genres.

Nageoire anale beaucoup plus allongée que la seconde dor-

sale; préopercule non denticulé . . . . . 1. Pentanemus, Art. Nageoiïre anale de même grandeur que la de crc

préopercule denticulé ; des dents sur le vomer, les pala-

tins et les ectoptérygoïdes . . . . 2. Polÿnemus, I. Nageoire anale un peu plus courte que la Re HORS

préopercule denticulé; pas de dents sur le vomer ni sur

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