‹ Les poissons du basin du CongoChapitre 362 sur 463 · PARATILAPIA MOERUENSIS · texte numérisé non relu

PARATILAPIA MOERUENSIS

BouLenG. Ann. Mus. Congo, Zool. I, p. 119, pl. XLV, fig. 2 (1890).

La hauteur du corps égale la longueur de la tête et est comprise 3 à 3 1/4 fois dans la longueur totale. Le profil du museau descend en ligne droite; le diamètre de l'œil est compris 1 1/2 fois dans la longueur du museau, 4 à 4 1/2 fois dans la longueur de la tête, et égale la largeur interoculaire; le maxillaire ne s'étend pas jusqu'au-dessous du bord antérieur de l'œil; les dents forment une assez large bande, 4 ou 5 séries de dents minuscules et une série externe de dents plus grandes ; 4 séries d’écailles sur la joue; des écailles plus grandes sur l’'opercule. Les branchiospines sont courtes, au nombre de 7 ou 8 à la partie inférieure du premier arceau. La nageoire dorsale est composée de 15 ou 16 épines et de 8 ou 9 rayons mous; les épines croissent en longueur jusqu’à la dernière, qui mesure à peu près les 2/5 de la longueur de la tête ; la partie molle est pointue, le plus long rayon mesurant les 3/5 ou les 2/3 de la longueur de la tête. La pectorale est obtusément pointue et mesure les 2/3 ou les 3/4 de la longueur de la tête. La ventrale est prolongée en filament et atteint l’anale. Celle-ci est composée de 3 épines et de 7 rayons mous; la 3me épine est aussi longue et plus forte que la dernière épine de la dorsale. La caudale est arrondie. Le pédicule caudal est aussi long que haut. Les écailles, dépourvues de denticulations marginales, sont au nombre de 30 ou 31 en série longitudinale, de — en série transversale; la ligne latérale supérieure s'étend sur 18 à 22 écailles, l’inférieure sur 9 à 11.

Brun olive (en alcool) ; une tache noire sur l’opercule; une bande foncée plus ou moins distincte au-dessus de la ligne latérale supérieure et une autre en arrière de la tache operculaire.

Longueur totale : 05 millimètres.

Décrit d’après six individus du lac Moero (expédition Lemaire).

Cette espèce se rapproche de P. afra, Gthr., du lac Nyassa. Elle en diffère par l'œil plus petit, les dents plus nombreuses, les bran chiospines moins nombreuses et par l'absence de denticulations au bord des écailles. Elle est aussi très voisine de la précédente, dont elle diffère surtout par la caudale arrondie, non échancrée.

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