‹ Les poissons du basin du CongoChapitre 378 sur 463 · PELMATOCHROMIS POLYLEPIS (PI. XXI, fig · texte numérisé non relu

PELMATOCHROMIS POLYLEPIS (PI. XXI, fig

BouLenG. Ann. Mus. Congo, Zool. 1, p. 143, pl. LIT, fig. 1 (1900).

La hauteur du corps est comprise 2 1/2 à 2 2/3 fois dans la longueur totale, la longueur de la tête 3 à 3 1/3 fois. Le museau, dont le

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profil descend en ligne droite, mesure 1 1/3 fois le diamètre de l'œil ; il est très élevé, car sa longueur n'excède pas la largeur de la région préorbitaire; le diamètre de l'œil est compris 3 1/2 à 3 2/3 fois dans la longueur de la tête, 1 à 1 1/4 fois dans la largeur interoculaire; le maxillaire s'étend presque jusqu’au-dessous du bord antérieur de l'œil; les dents sont très petites, en 4 ou 5 séries irrégulières à chaque mâchoire, celles de la série externe plus grandes que les autres; 4 ou 5 séries d'écailles sur la joue; opercule couvert d'écailles plus grandes. Branchiospines courtes, en forme de lamelles à bord libre festonné, au nombre de 14 ou 15 à la partie inférieure du premier arceau. La nageoire dorsale a 15 ou 16 épines et 14 ou 15 rayons mous; les épines sont modérément fortes, subégales à partir de la 6me, qui mesure les 2/5 ou un peu plus du tiers de la longueur de la tête. La nageoire anale a 3 épines et 8 rayons mous; la troisième épine est beaucoup plus forte que les épines de la dorsale, elle mesure près de la moitié de la longueur de la tête. La nageoire pectorale est pointue, falciforme, au moins aussi longue que la tête. La ventrale, à rayon externe prolongé en filament, atteint l'anus. La nageoire caudale est assez fortement échancrée. Le pédicule caudal est plus long que haut. Les écailles, à bord denticulé, sont au nombre de 55 à 58 en série longitu-

dinale, de 29 ou 30 | 3 | en série transversale; il y a deux lignes laté-

rales très étendues; la supérieure, perçant 25 à 31 écailles, se termine

sous les dernières épines ou les premiers rayons mous de la dorsale, l'inférieure, commençant un peu en arrière de l’épaule, s’étend sur 47 ou 48 écailles et atteint la nageoïre caudale.

Le corps semble avoir été doré, olivâtre sur le dos; des lignes d’un brun violacé s’etendent le long de la nageoire dorsale et sur la caudale, formant parfois un réseau à larges mailles.

Ce poisson, qui atteint une longueur de 30 centimètres, habite le lac Tanganika. Il a été envoyé d'Albertville par le M. le capitaine Hecq et M. J. E. S. Moore l'a rapporté de Kinyamkolo et de Kibwesi.

2, PELMATOCHROMIS LATERALIS.

Pelmatochromis Guentheri (non Sauv.), BouLenG. Ann. & Mag. N. H. (6) XVII, 1896, p.310.

Pelmatochromis lateralis, Bourenc. Proc. Zool. Soc, 1898, p. 148.

Pelmatochromi: lepidurus, PELLEGRIN, Bull. Mus. Paris, 1900, p. 275.

La hauteur du corps est comprise 2 1/5 à 2 1/2 fois (jusqu'à 3 fois chez les tout jeunes) dans la longueur totale, la longueur de la tête 2 4/5 à 3 1/4 fois. Le museau, dont le profil est droit ou un peu con-

PELMATOCHROMIS 435 vexe, mesure 1 (jeunes) à 1 3/4 fois le diamètre de l’œil, qui n'excède pas la largeur du préorbitaire et est compris 3 1/4 à 4 fois dans la longueur de la tête, 1 à 1 1/2 fois dans la largeur interoculaire ; le maxillaire s'étend jusqu’au-dessous de la narine, ou entre celle-ci et le bord antérieur de l’œil; les dents sont très petites, la rangée externe plus forte, elles ne forment que trois séries chez les jeunes, une bande plus large chez les adultes ; 3 ou 4 séries d'écailles sur la joue ; de grandes écailles sur l’opercule. Branchiospines courtes, en forme de lamelles à bord libre festonné, au nombre de 15 à 17à la partie inférieure du premier arceau, La nageoire dorsale a 14 à 16 épines et 12 à 14 rayons mous ; les épines sont fortes, tantôt subégales à partir de la 5e, tantôt les dernières plus longues ; elles mesurent les 2/5 ou la 1/2 de la longueur de la tête; la partie molle est plus élevée que la partie épineuse, sans toutefois être prolongée en pointe. La nageoire anale a 3 épines et 7 ou 8 rayons mous; la 3° épine excède plus ou moins la plus longue de la dorsale. La nageoire pectorale est pointue, falciforme, tantôt un peu plus longue que la tête, tantôt un peu plus courte, La ventrale, à rayon externe plus ou moins prolongé, atteint ou dépasse l’origine de l’anale. La caudale, tronquée ou très faiblement échancrée, à coins arrondis, est couverte de petites écailles très serrées. Le pédicule caudal est aussi long que Baut Les écailles, à bord non denticulé, répondent à la formule 31-36 2 ; il y a deux lignes laté-

= rales presque complètes; la supérieure, perçant 21 à 27 écailles, se

termine sous les derniers rayons de la dorsale, l’inférieure, commençant au-dessus du milieu de la pectorale et s'étendant sur 25 à 31 écailles, atteint la caudale où elle se divise en trois branches prolongées assez loin sur celle-ci.

La coloration varie énormément. Tantôt le poisson est uniformément brun, plus ou moins foncé, tantôt les écailles sont jaunâtres au centre, largement bordées de noirâtre, d’où résulte un dessin régulier très frappant; le ventre est parfois rouge; l’occiput et les joues peuvent être d’un vert clair, marbré ou vermiculé de noir ; les nageoires peuvent être uniformément grises ou brunes, ou d’un gris clair, la dorsale et la caudale tachetées, marbrées ou rayées de noir. Enfin, des individus de Monsembé sont jaunâtres, à lignes longitudinales brun de rouille et blanc argenté, suivant les séries d’écailles ; des lignes obliques brun rougeâtre sur la dorsale, des taches et des raies olivâtres sur la caudale. Delhez représente l'iris jaune, gris violacé ou lilas, avec un cercle rouge autour de la pupille. Les jeunes, mesurant de 6 à 10 centimètres, portent 7 ou 8 barres foncées, plus ou moins distinctes, en dessus, dont des traces peuvent persister chez les adultes.

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Longueur totale : 28 centimètres.

Cette espèce a été décrite pour la première fois d’après un jeune individu envoyé de Monsembé au British Museum par le révérend J.H. Weeks. Elle a depuis été retrouvée à Nouvelle-Anvers par M. Wilverth, à Dolo (Stanley-Pool), à Ibali et à Kutu (lac Léopold IT) et à Bikoro (lac Tumba) par Delhez. Les types de P. lepidurus, que j'ai pu examiner au Muséum de Paris, proviennent de Gantshu, sur le Congo (coll. de Brazza). D’après Delhez, ce poisson se tient de préférence près des rochers, se nourrit d’autres poissons, et porte les noms de Gandu à Dolo, de Mukéké ou Ikéké à Ibali, de Kulukéké à Kutu, de Lompendé à Bikoro. D’après M. Weeks, le nom indigène à Monsembé est Mumpendé (au pluriel Mimpendé et Mpendéi.

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