‹ Les poissons du basin du CongoChapitre 384 sur 463 · ECTODUS LONGIANALIS · texte numérisé non relu

ECTODUS LONGIANALIS

BouLenG. Tr. Zool. Soc. XV, 1899, p. 91, pl, XIX, fig. 4, et Ann. Mus. Congo, Zool. I, p. 145, pl. LIV, fig. 4 (1900).

La hauteur du corps est comprise 5 à 5 1/2 fois dans la longueur totale, la longueur de la tête 3 à 3 1/3 fois. Museau allongé, à profil

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un peu convexe, mesurant 1 1/2 fois le diamètre de l'œil, qui est compris 3 1/2 à 4 fois dans la longueur de la tête et 2/3 à 3/4 fois dans la largeur interoculaire ; la bouche s’étend en arrière jusqu’entre la narine et l'œil; 3 séries d’écailles sur la- joue; des écailles caduques sur l’opercule. Branchiospines courtes, au nombre de 15 à la partie inférieure du premier arceau. Nageoire dorsale à 14 ou 15 épines et 15 à 17 rayons mous; épines minces, croissant en longueur jusqu'à la dernière, qui mesure le tiers ou les 2/5 de la longueur de la tête; rayons mous un peu plus longs, mesurant jusqu’à 2/3 de la longueur de la tête. Nageoïire pectorale pointue, mesurant les 4/5 de la longueur de la tête. Ventrale atteignant ou atteignant presque l’origine de l’anale. Anale à 3 épines et 17 rayons mous ; la 3% épine mesure le quart ou le tiers de la longueur de la tête. Nageoire caudale profondément échancrée. Pédicule caudal deux fois aussi long que haut. 41 à 44 écailles en série longitudinale, — en série transversale; ligne latérale supérieure sur 28 à 31 écailles, l’inférieure sur 15 à 18.

Le spécimen type (femelle) est brunâtre en dessus, blanchâtre en dessous; une tache noirâtre sur l’opercule; une série latérale de taches foncées assez indistinctes,; dorsale grisâtre, les autres nageoires jaunâtres. Chez le mâle adulte, le dessus du museau, le menton, le milieu de la gorge et les nageoires dorsale et anale, ainsi que l'extrémité des ventrales, sont noirâtres; quelques grandes ocelles noires bordées de blanc sur la dorsale épineuse, qui est parcourue, comme la dorsale molle et l’anale, par une ligne blanche; des barres blanches obliques sur la dorsale molle; des taches blanches arrondies sur les ventrales; deux bandes en forme de croissant sur la caudale, la première grise, la seconde, sur le bord libre de la nageoire, noirâtre.

Le spécimen unique, recueilli à Moliro par l’expédition Lemaire, avait la boucheet le pharynx remplis d'embryons dans un état de développement assez avancé, ce qui prouve que cette espèce, comme tant d'autres de la même famillé, protège sa progéniture de cette facon bizarre mais tres effective. Ici encore, comme chez les individus de T'ilapia nilotica et de Tropheus Moorti chez lesquels il m’a été permis de constater ce fait, je trouve que le parent protecteur est du sexe féminin.

A sa seconde exploration du Tanganika, M. J. E. S. Moore s’est procuré plusieurs individus de cette espèce à l'extrémité nord du lac, près d'Usambura. Les femelles contiennent des œufs prêts à être pondus, dont le diamètre est de 2 millimètres.

XENOTILAPIA aa

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