TILAPIA LEPIDURA
BouLEnc. Proc. Zool. Soc. 1899, p. 116.
La hauteur du corps est comprise 2 1/4 à 2 1/2 fois dans la longueur totale, la longueur de la tête 2 3/4 à 3 fois. Le museau, à profil convexe, mesure 1 1/3 à 1 1/2 fois le diamètre de l’œil, qui est compris 3 2/3 à 4 fois dans la longueur de la tête et 1 1/2 à 2 fois dans la largeur interoculaire; la bouche, dont la largeur égale les 3/5 de celle de la tête, s'étend e:1 arrière jusqu’entre la narine et l'œil ; dents très petites, disposées en 4 séries très rapprochées, les internes tricuspides, les externes bicuspides et au nombre de 80 à 88 au bord de la mâchoire supérieure; 2 ou 3 séries d’écailles sur la joue; de grandes écailles sur l’opercule. Branchiospines courtes, minces, au nombre de 17 à 20 à la partie inférieure du premier arceau. La nageoire dorsale est composée de 16 épines et de 10 à 12 rayons mous; la dernière épine, la plus longue, mesure les 2/5 ou la moitié de la longueur de la tête. La pectorale est pointue, aussi longue ou un peu plus longue que la tête, et s'étend jusqu’à l’origine de l’anale. La ventrale atteint l’anus. L’anale a 3 épines et 8 ou 9 rayons mous; la 3° épine est un peu plus courte que la dernière de la dorsale. La caudale est arrondie, couverte d'écailles petites et serrées. Le pédicule caudal est plus haut que long. Les écailles, dépourvues de denticulations marginales, sont au nombre de 29 à 32 en série longitudinale, de ns en série transversale; la ligne latérale supérieure s'étend sur 17 à 20 écailles, l’inférieure sur I A3,
Brunâtre en dessus, jaune d’or en dessous (en alcool); des taches noirâtres sur la dorsale et sur l’anale, ces taches confluentes en bandes obliques sur la partie molle de la dorsale ; un réseau noirâtre à larges mailles sur la nageoire caudale; ce dessin disparaît avec l’âge.
Longueur totale : 19 centimètres.
Cette espèce ne m'est connue que par trois exemplaires, conservés au British Museum. Ils proviennent d'Angola, des collections de feu J. J. Bianconi, du Bas-Congo, par M. F. Hens, et de Bolobo, par le révérend G. Grenfell. J'avais d’abord cru devoir rapporter le spécimen recueilli par M. Hens à l’espèce voisine 7. Dumerili, Stdr., dont l'habitat exact est encore inconnu et qui diffère par la caudale tronquée et la bouche plus grande.
Nom indigène, d’après M. Hens : Macuanza.
460 CICHLIDÆ