TILAPIA LABIATA (PI. XXIL, fig
BouLenG. Tr. Zool. Soc. XV, 1898, p. 17, pl. V, fig. 1.
La hauteur du corps égale la longueur de la tête et est comprise 2 2/3 à 2 4/5 fois dans la longueur totale. Le museau a le profil supérieur déscendant en ligne droite ; le diamètre de l’œil est compris 1 1/4 (eune) à 2 fois dans la longueur du museau, 3 1/2 à 5 fois dans la longueur de la tête, 1 à 1 1/2 fois dans la largeur interoculaire: le maxillaire ne s'étend pas jusqu’au-dessous du bord antérieur de l'œil : des lèvres épaisses, très développées, chacune d’elles prolongée en un grand lobe triangulaire : dents externes assez grandes, faiblement échancrées; chez l'adulte la couronne de ces dents s’use et devient très obtuse ; il y en à 40 à 50 à la série externe de la mâchoire supérieure : 3 ou 4 séries internes de dents très petites, tricuspides : 3 ou 4 séries d'écailles sur la joue; de grandes écailles sur l’opercule. Branchiospines modérément grandes, au nombre de 15 à 18 à la partie inférieure du premier arceau. La nageoire dorsale se compose de 18 ou 19 épines et de 9 à 11 rayons mous; les épines moyennes sont les plus longues, mesurant le 1/3 ou les 2/5 de la longueur de la tête, un peu plus courtes que les plus longs rayons mous. La pectorale est pointue, mesurant les 4/5 ou les 5/6 de la longueur de la tête, atteignant l’origine de l'anale La ventrale atteint l’anus ou l’origine de l’anale. Celle-ci comprend 3 épines et 6 à 8 rayons mous; la 3% épine est aussi longue queles plus longues de la dorsale. La caudale est tronquée.
474 CICHLIDÆ
Le pédicule cäudal est très peu plus long que haut. Écailles à bord finement denticulé, au nombre de 33 à 35 en série longitudinale, de en série transversale ; ligne latérale supérieure sur 22 à 26 écailles, l’inférieure sur 13 à 17.
Olive en dessus, blanchâtre en dessous; 10 barres foncées plus ou moins distinctes; nageoires grises; la dorsale obliquement striée de foncé et de clair; de nombreuses taches foncées arrondies entre les rayons de la caudale.
Longueur totale : 23 centimètres.
Lac Tanganika. — Espèce fondée sur des spécimens encore jeunes recueillis à Kinyamkolo par M. J. E. S. Moore. L'expédition Lemaire l’a retrouvée à Moliro, M. Moore à Kibwesi et M. le capitaine Hecq en a envoyé un grand exemplaire d'Albertville.
Nom indigène à Moliro : Kobo.
Cette espèce est facile à reconnaître à l'énorme développement des lèvres, qui rappelle tout à fait le caractère du poisson américain de la même famille : Heros labiatus, Gthr. A part ce caractère, elle est assez voisine de 7. Dardennii.