MASTACEMBELUS CONGICUS
BouLenG. Ann. & Mag. N. H.(6) XVII, 1890, p. 311, et Tr. Zool. Soc. XV, 1808, p.23.
La hauteur du corps est comprise 10 à 11 fois dans la longueur totale, la longueur de la tête 6 1/2 à 8 fois. L'’anus est situé à égale distance du bout du museau et de la nageoïire caudale et séparé de la tête par un espace double ou triple de la longueur de celle-ci. Le museau est 3 à 4 fois aussi long que l’œil et est prolongé en un appendice trifide mesurant 1 1/2 à 2 fois le diamètre de ce dernier ; la fente buccale s'étend à peine jusqu’au-dessous de la narine; une forte épine crectile, en partie cachée dans un sillon, sous la narine; le préopercule est armé de deux fortes épines. Les nageoires dorsale et anale ne sont nullement séparées de la caudale, qui est courte et arrondie; la dorsale a 26 à 28 épines, les dernières croissant en longueur, et 85 à 90 rayons mous, l'anale a 3 épines, dont la deuxième est assez longue, et 85 à 92 rayons mous; la distance entre la première épine de la dorsale et la tête est comprise 2 à 3 1/2 fois dans la longueur de celle-ci. La longueur de la nageoïire pectorale est comprise 3 à 3 1/2 fois dans la longueur de la tête. Les écailles sont extrêmement petites : 23 à 26 entre l’origine de la dorsale molle et la ligne latérale.
La coloration de cette espèce est assez variable. Brun en dessus, piqueté, vermiculé ou marbré de plus foncé; souvent une série de taches foncées en forme de V ou de X de chaque côté du corps; ventre blanc; nageoire pectorale le plus souvent tachetée de noir, ainsi que la dorsale; souvent une série de grandes taches blanches arrondies à la base de l’anale.
Longueur totale : 36 centimètres.
MASTACEMBELUS 495
Ce Mastacemble, décrit pour la première fois d’après un exemplaire à queue mutilée, provenant de Monsembé, Haut-Congo, et offert au British Museum par le révérend J. H. Weeks, qui l’a depuis retrouvé dans la même localité, avait déjà été découvert au Stanley-Pool par M. Greshoff. Le spécimen envoyé par lui à l'université d'Utrecht avait été rapporté à M. Marchiü, Sauvage (Schilthuis, Tijdschr. Nederl. Dierk. Ver. [2] III, 1801, p. 84). L'espèce a une distribution assez vaste, car j'ai pu en examiner des exemplaires de Loango, Bas- Congo (Demeuse) et de Lofoï, Katanga (mission Lemaire).
M. Marchii, du Haut-Ogowé, dont j'ai examiné les types, diffère par le nombre des épines à la dorsale (23-24) et à l’anale (2), par la tête 4 fois aussi longue que la distance qui la sépare de la première épine de la dorsale et comprise seulement 5 1/2 fois dans la longueur totale. Il y a 20 à 22 écailles entre l’origine de la dorsale molle et la ligne latérale, la hauteur du corps est comprise 10 à 12 fois dans la longueur totale, et il existe une épine préorbitaire comme chez M. congicus.