‹ Les Poletais, comédie-vaudeville en deux partiesChapitre 3 sur 27 · SCÈNE n · texte numérisé non relu

SCÈNE n

PIERRE, THÉRÈSE

PIERRE

Ouf) je me sens un peu fatigué.

THÉRÈSSr.

Aussi pourquoi qu' vous vous mettez à l'ouvrage dès 1' matin, comme un simple ouvrier? vous, un des plus riches charpentiers de marine du port de Dieppe.

PIERRE

Riche ! . . »oui . c'est vrai , pour mon état ; mais je ne dois pas penser qu^à moi. Est-ce que jén'ons pas aussi André, mon frère, le pilôte-côtier, qu'est pauvre. Ce cher André!. . . je ne l'ai jamais quitté de la vie. . . il est si bon , si brave. . . aussi j'aime mon frère plus que tout au monde.

THÉRÈSE

Ah î c'est bien vrai , ça , Pierre ; je m'en suis déjà aperçue. Vous n'aimez personne autant que lui.

PIERRE

Çà ne m'empêche pas d'avoir aussi bien de l'amitiç pour toi ; et comment ne t'aimerais-je pas? je t'ai presqu'élevée , tu avais à peine douze ans , lorsque Ion pauvre père , qui fut mon patron et mon bienfaiteur, mourut en te confiant a mes soins.

THÉRÈSE

Page 1