‹ Les Polynevrîtes Apioliques: Leurs rapports avec les autres variétés de polynévrites par le tri-ortho phosphate crésyle "ginger beer paralysis" (polynévrites phospho-créosotées)Chapitre 21 sur 42 · DÉBUT DE LA MALADIE · texte numérisé non relu

DÉBUT DE LA MALADIE

Phase d’incubation.

Ce qui caractérise avant tout le début de la maladie, c’est la période de latence qui existe entre la prise du toxique et l’apparition des premiers symptomes, véritable phase « d’incubation » dit Ter Braak.

Sous

La durée moyenne en est de 10 à 15 jours.

Cette période de latence est retrouvée dans toutes les observations :

Reuter : 14-18 jours.

Karl Helmuth : 25-30 jours.

Maunn : 1-3 jours.

Schultz : 2-3 mois.

Misgeld : 10-14 jours.

Schottmaller : 15-16 jours.

Jagdhoid : 15-20 jours.

Ter Braak : 10-24 jours.

Nicolitch : 10-15 jours.

Alajouanine : 5 à 6 semaines.

La dose ingérée ne paraît pas entrer en ligne de compte dans la durée de cette incubation qui est du reste peu variable. Une malade qui a pris 100 capsules, voit apparaître les premiers troubles 25 à 30 jours après l’ingestion (Helmuth), une autre qui n’a pris que 28 capsules, 10 à 14 jours après (Misgeld).

Phase d'installation.

Après la période de latence de 10 à 15 jours qui suit l’ingestion du toxique, la maladie entre dans sa phase d'installation.

On peut dire que le début se fait en pleine santé.

Il est progressif, mais assez rapide. Les symptomes progressent en 8 à 10 jours en moyenne.

Deux sortes de phénomènes marquent cette période:

Des troubles généraux.

Des troubles nerveux.

GE

Les troubles généraux consistent en troubles gastrointestinaux, vomissements, sensation de brûlures gastriques. Il semble, cependant, que ces troubles soient inconstants. Les Allemands ne les signalent qu’une fois (Schottanller). Nicholitch deux fois. Ter Braak les rencontre presque toutes les fois.

De plus, des troubles digestifs s’observent souvent dès l’ingestion de l’apiol (en particulier dans les cas de Ter Braak). Nous préférons les attribuer à l’intoxication apiolique proprement dite.

Les troubles neurologiques sont, au contraire, les signes dominants.

Ils sont représentés par deux groupes :

Les troubles troubles sensitifs.

Les troubles moteurs.

Les troubles sensitifs. — Le premier signe en date est scnéralement la douleur.

Ce sont des douleurs localisées aux membres inférieurs dans la masse musculaire du mollet ou à lParticulation tibio-tarsienne. Les membres supérieurs sont très peu souvent douloureux.

Ce sont les sensations de tiraillement, de fourmillement, d'intensité variable, en général peu marquées elles augmentent un peu à la marche. Dans deux cas (Alajouanine, Migeld), elles furent très internes.

Très souvent, la pression des masses musculaires du mollet traduit objectivement ces douleurs.

Elles cessent toujours quand les paralysies sont

constituées.

Les troubles moteurs. — Ils apparaissent le plus souvent avec un léger retard.

Ils ne manquent jamais.

Les membres inférieurs sont les premiers atteints : les malades accusant une faiblesse des jambes qui gêne la marche. Assez rapidement, du reste, survient une gêne fonctionnelle importante.

À cette paresse des membres inférieurs fait suite la parésie des membres sapérieurs qui se traduit par une maladresse à la préhension des objets.

La durée de cette phase d'installation est en général brève : & à 10 jours en moyenne. Citons deux cas extrêmes : Helmuth, 1 mois ; Alajouanine, 3 jours.

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