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symétriques, avec parfois une prédominancé d’un côté (Helmuth, droite — Nicholitch, observation 2).
elles atteignent essentiellement les segments distaux des membres ;
elles sont flasques, l’hypotonie domine le tableau, l’atrophie s’observe à un certain stade mais elle n’est ‘pas en proportion avec la paralysie.
Membre inférieur.
Les membres inférieurs sont les premiers touchés ; la paralysie frappant surtout l’extrémité.
On observe une chute du pied en varus, pied tombant.
La marche est quelquefois impossible, le plus souvent très gênée, nécessitant un appui ; quand elle est possible, la malade steppe.
L'étude de la force segmentaire montre avant tout une atteinte de l’extrémité, c’est par ordre d'intensité et de fréquence :
une paralysie des mouvements des orteils de Ia flexion dorsale du pied ;
une paralysie des muscles de la loge antérieure de la jambe.
Deux fois Ter Braak a noté une parésie du semimembraneux et biceps fémoral, une fois le quadriceps, une fois péronier et triceps surral.
Presque toujours les mouvements de flexion et d’extension de la jambe sur la cuisse et de la cuisse sur
le bassin sont normaux.
Membre supérieur.
Là encore, l’atteinte distale est la règle ; la paralysie touche essentiellement la main. |
Dans les cas typiques, la main se présente avec un effacement des éminences thénar et hypothénar ; le pouce est sur le même plan que les autres doigts ; les 2° et 3 phalanges des doigts légèrement fléchies.
La gêne fonctionnelle consiste surtout en maladresse dans l'exécution des petits mouvements des doigts.
L'étude minutieuse de la force segmentaire montre avant tout l'atteinte des muscles de l’éminence thénar et des interosseux.
Adduction, opposition du pouce, flexion de la première phalange, sont impossibles.
Ecartement et raprochement des doigts, flexion de la première phalange sont diminués.
Les troubles peuvent s’observer vers l’éminence hypothénar :
Ecartement, adduction du petit doigt sont touchés.
Trois fois Ter Braak a vu une parésie de l'extension de la main ; une fois fut signalée une gêne de la supination (Schultz).
Dans l’ensemble, les troubles portent essentiellement sur les branches terminales motrices du nerf cubital puis du médian ; beaucoup plus rarement sur le radial.
Les reflexes
L'étude des reflexes correspond à la topographie des paralysies.
Il existe dans toutes les observations une abolition des reflexes achilléen et médio-plantaire.
Les autres reflexes des membres inférieurs sont normaux ; une fois sur dix cas, Nicholitch et Alfaudry ont trouvé une abolition du reflexe péronéo-fémoral postérieur.
Le reflexe cutanéo-plantaire est généralement sans réponse.
Une fois, Nicholitch et Alfaudry auraient trouvé le signe de la jambe de Barré.
Les reflexes des membres supérieurs, le cutané abdominal, se sont toujours montré normaux sauf dans le cas d’Alajouanine où les paralysies étaient très étendues et graves.
Les troubles sensitifs
Les troubles de la sensibilité sont dans presque tous les cas extrêmement légers.
Aucun trouble de sensibilité subjective, les douleurs
du début disparaissent.
L'étude de la sensibilité objective montre juste une légère douleur à la pression des masses musculaires du mollet et du premier espace interosseux à la main.
La sensibilité au tact, à la douleur, au chaud, au froid s’est toujours montrée normale. Il en est de même pour la sensibilité profonde.
On ne signale aucun trouble de la coordination des
mouvements.
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Les autres signes nerveux
Les nerfs craniens n’ont presque jamais été touchés, sauf dans le cas mortel d’Alajouanine où il existait une paralysie faciale bilatérale et où la malade semble être décédée au cours d’un syndrome cardio-respiratoire (pouls à 140, respiration à 40), et dans un cas yougoslave où l’on a noté une névrite rétro-bulbaire.
On n’a jamais signalé de froubles sphinctériens.
Les troubles trophiques sont peu importants; la plupart des auteurs ont signalé des petits troubles vasomoteurs de la cyanose, une peau luisante et lustrée au membre inférieur. L’atrophie n’y a jamais été très marquée. Au membre supérieur, par contre, l’atrophie des interosseux et de l’éminence thénar paraissait plus considérable, elle est signalée dans presque toutes les
observations.
Les examens complémentaires
Examen électrique :
Il a été pratiqué dans presque toutes les observations et montre partout des résultats analogues, dans les régions touchées, une hypo-excitabilité au courant faradique, avec au galvanique, lenteur de la secousse et inversion de la formule polaire. La réaction de dégénérescence est le plus souvent totale dans les muscles les plus atteints, les extérieurs et les fléchisseurs du pied, Fopposant du pouce à la main.
Le liquide céphalo-rachidien s’est montré parfaitement normal dans les quelques cas où il a été examiné. :