‹ Les populations primitivesChapitre 100 sur 150 · Mat., a*" Bérie) tome I^ 1884, p · texte numérisé non relu

Mat., a*" Bérie) tome I^ 1884, p

2. Von J. Szombathy. Urgeschichlliehe Forechungen in der Umgegend von Wies in Miltel-Sleiermarck» Schlussbemerkungen»

TRIBUS DU RITE DE l'iNHUMATION 211

ferme également des sépultures des deux rites de Tinhuination et de rincinération * . Les cadavres sont généralement inhumés dans des fosses; ils sont posés sur le sol, les pieds étendus à l'est, la tête à l'ouest; à la tète et aux pieds sont souvent placés des vases. De plus, les squelettes des hommes sont accompagnés d'armes ou d'un couteau en fer, ceux des femmes portent des anneaux pour les jambes, des bracelets, des colliers avec perles d'ambre et de verre, des bagues en verre.

5. JyroL — Les tombes du cimetière d'Igels ^ prés d'Innsbrùck, contiennent des squelettes étendus horizontalement dans le sable, les bras allongés de chaque côté d;i corps ou croisés sur la poitrine. Les objets recueillis no sont pas très nombreux. On a trouvé : des couteaux en fer, longs de 0"',12 à0"»,15 et larges de 15 à 20 millimètres; comme arme, une seule pointe de trait; des bracelets et des boucles d'oreille en argent. Les bracelets sont ouverts, leurs extrémités épaissies et ornées de différentes manières ; ils appartiennent à un type fréquemment rencontré en France, dans les provinces du Rhin, dans la Souabe et la Bavière.

Près de ce cimetière passe la route qui relie la vallée de la Wipp à Hall, dans le bassin de l'Inn.

6. Haute-Autriche, — La célèbre nécropole de Hallstall contient, à côté des urnes incinérées, des squelettes en grande quantité, cinquante-trois pour cent environ des sépultures. Quoique possédant un mobilier moins riche que celui des incinérés, les tombeaux des inhumés renfermaient des spécimens de l'armement usuel des guerriers : des lances, des javelots, des haches en fer. Ainsi que nous Tavons déjà dit, on a constaté à Hallstatt la présence dans la même région de deux populations différentes qui ont

1. Df W. Gurlitl. Mittheil der cmthrop. Gesellsch. In Wien, 1888.

2. Mat.y 3« série, tome IV, 1887, p. 297. Wieser : Les lombes d'Igels.

vécu, pendant un certain temps, en contact Tune avec Tautre : la première, ayant adopté la crémation, riche et puissante; la seconde, suivant le rite de rinhumation, composée essentiellement de guerriers, sans doute des mercenaires à la solde des autres qui étaient possesseurs et premiers occupants du sol d*aprés Texamen comparatif des deux séries de tombes.

7. Bohême, — On a reconnu dans les sépultures du sudouest de la Bohème (environs de Pilsen et de Mialhau) la juxtaposition des deux rites ^

De même à Predni-Ovenec, prés de Prague; mais dans cette dernière nécropole la proportion des inhumations est insignifiante : 2 sur 170 sépultures ^.

Enfin, dans la nécropole de Radonic S également près de Prague, on a trouvé des squelettes tous tournés vers l'Orient Aux pieds de chacun d'eux était un vase d'argile portant sur son fond un dessin en forme de croix.

8. Empire d'Allemagne, — Bavière *. — Ainsi que nous Tavons déjà signalé précédemment, on trouve, dans les nécropoles de la Bavière, à la fois Tincinération et Finhumation, ce dernier rite plus rare au sud du Danube et au contraire le plus usité au nord de ce fleuve.

Dans la Haute-Bavière les morts étaient ensevelis, vêtus et parés, les hommes avec leurs armes, les femmes avec leurs bijoux et souvent aussi avec un couteau. Les vases étaient disposés autour du squelette.

Sous certains tertres où Ton a rencontré à la fois les deux rites, le tombeau était construit en forme de voûte et rempli avec de Targile. Le mobilier funéraire ne comprenait aucune espèce de fibule ni des objets en fer; il était composé de

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