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Bulletin de la Soc. des anliq. de Francey 1885, p

Champigny S on a découvert un squelette, accompagné d*an rare et intéressant mobilier funéraire, composé de : un anneau réniforme en bronze, orné de demi-cercles et de cercles concentriques, de lignes ponctuées et de lignes parallèles, et montrant sur son pourtour 12 saillies groupées par 3 ; deux épingles en bronze placées sur la poitrine du cadavre, longues de 0",27 ; deux lames, Tune en bronze, l'autre en or, repliées en forme de tuyau long de 0",07 et ayant un diamètre de 0,007 ; deux anneaux en bronze ; deux bracelets en jayet; deux jambières en bronze gravé et repoussé.

On trouve encore *, dans le département de TAube, de gros blocs bruts, en grès dur, plus ou moins enterrés, n'ayant pas de supports, et sous lesquels sont des squelettes humains ainsi que des objets en bronze. G est ce que les gens du pays appellent sépultures dormantes.

Elles paraissent localisées au nord-ouest du département, dans l'arrondissement de Nogent. On a constaté leur présence au hameau de Dival et sur les communes voisines, dans le canton de Villenauxe. Le mobilier funéraire se compose de vases en terre, de pointes de javelot et de flèches en bronze, ainsi que de haches en même métal d'une belle conservation.

9. Côte-d'Or. — Sur les hauts plateaux qui séparent la naissante vallée de la Seine de celle où se trouvent le mont Auxois et Alise, on rencontre des monuments funéraires qui sont surtout groupés le long d'un chemin appelé la Vie de Baigneux, sur le territoire du village de Magny ^ Ces monuments sont en pierres et affectent

1. MaLy 2e série, tome XII, 1881, p. 113. Auguste Nicaise : La sépulture de Champigny (Aube).

2. Mal.y 2» série, tome XIII, 1882, p. 491. Emile Piliot : Les polissoirs mégalithiques du déparlement de TAube. Troyes, 1881.

3. Mal., 2® série, tome IV, 1873, p. 369. Ed. Flouest : Les fouilles du Magny-Lambert (Côle-d'Or). Paris, 1873.

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la forme des amas que Ton appelle dans le pays des meurgers.

Dans un de ces tumulus, haut de 4'n,60 et ayant 35",26 de diamètre, on trouva un squelette disloqué et broyé par les pierres amoncelées sans ordre. Outre des anneaux en bronze, on recueillit : près de la tête, un rasoir, ainsi que des fragments de poterie; à la hauteur de la poitrine, du côté droit, une grande épée en fer (brisée en sept fragments) k double tranchant, longue de 0™,95 environ, dont la soie très aplatie et presque aussi large que la lame, portait encore 3 rivets en fer. Des tissus du vêtement avaient laissé leur empreinte sur la rouille.

Un second tumulus, le Monceau Laurent^ avait 5", 90 de hauteur et 40"^,90 de diamètre. Ici les pierres avaient été méthodiquement placées, les grosses à la base. Dans une chambre sépulcrale, garnie de dalles brutes ayant jusqu'à 1 mètre de longueur sur 0™,80 de largeur, reposait un squelette écrasé, posé sur le dos, la tête au sud sud-ouest. A son flanc droit était une épée mutilée, semblable à la précédente sauf que les trois rivets sont en bronze. Au-dessus de la tête, était un grand seau contenant une élégante coupe, puis un rasoir et une seconde coupe munie d'un manche, le tout en bronze.

A la lisière du bois communal d'Ampilly-les-Bordes et à Textrémité du territoire de Magny, était le Meurger de Combe-Beimard, qui avait reçu plusieurs sépultures, accompagnées d'une poterie à pâte noire, mélangée de petites lamelles de spath calcaire, d'un instrument en fer détérioré, d'un petit bracelet, et de deux armilles en bronze très grossières. Dans la chambre sépulcrale où se trouvait l'inhumation principale, le mobilier était au contraire riche et élégant; il se composait de : bracelets en substance ligneuse; une forte épingle à cheveux ; un torque ouvert à ressort ; une jolie perle à pâte de verre de couleur bleue de cobalt

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avec des ondes vert céladon à la surface ; une petite rondelle en or pur, très mince et ornée de cercles en pointillé; une ba^ue et deux aiguilles à coudre en bronze. Les funérailles avaient donné lieu à l'immolation de plusieurs animaux (cerf ou bœuf) dont les ossements étaient épars dans le massif.

Le petit tumulus du champ de la Combe à la Boiteuse (hauteur, 2",50; diamètre, ii",50), renfermait des ossements humains disséminés ainsi que de grands ossements d*animaux de la taille du cheval. On y recueillit aussi des fragments de poterie noire et des bracelets en bronze.

A quelques kilomètres et au nord-est de Châtillon-sur- Seine, dans la commune de Prusly-sur-Ource, tout prés de la route d'Auxerre à Chaumont, se trouvait un tumulus *. Au-dessous d'une couche de terre était un lit compact de pierres, petites d'abord, puis un peu plus grosses ; les plus grosses et les plus régulières avaient été choisies pour disposer à la partie inférieure et centrale de l'ensemble, une sorte de réduit quadrangulaire à toiture et à fond plats, dans lequel le défunt parait avoir été placé assis, le dos appuyé contre une grande dalle dressée verticalement. Le squelette était à peu près détruit; les pieds étaient vers Torient; à côté d'eux on rencontra les restes d'un vase brisé en terre noire et massive. Une grande épée en fer, à double tranchant, se montra un peu plus haut, étendue le long du corps, probablement du côté gauche. Vers le milieu, à hauteur de la ceinture, on recueillit un rasoir.

Après avoir traversé Châtillon-sur-Seine ^ la Seine s'infléchit vers le nord à la rencontre des mines de Sainte-Colombe et délimite sur la rive droite une petite section de terrain en forme d'éperon dominant son cours de 25 mètres et appelée

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