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TRIBUS DU R!TE DË L'iNCtNÉRAtlON 8i
caisse en pierre (cella) contenant les ossements, ou par une enveloppe faite de petites pierres, au centre de laquelle étaient rassemblées les cendres.
Enfin, exceptionnellement et dans les grands tumulus seulement, on remarqua l'existence de massifs considérables de pierres, destinés à protéger les sépultures et peut-être aussi à assurer la stabilité des remblais.
En résumé, les tombeaux de la nécropole de Wies révèlent des cérémonies funèbres identiques à celles décrites dans les poèmes homériques.
Le mort était placé sur un bûcher, couvert de ses armes et des parures qu'il avait portées pendant sa vie. Dès que le feu avait consumé son corps, on recueillait pieusement parmi les cendres les ossements calcinés et les débris des ornements.
Ces restes étaient déposés dans une urne, sous une enveloppe de pierres ou dans une excavation creusée dans le sol. Ils étaient entourés des résidus les plus précieux du bûcher, ceux qui devaient contenir les cendres du corps du défunt. Des offrandes étaient présentées aux mânes ; elles consistaient en vases de formes diverses, dans lesquels on avait mis des liquides ou des vivres.
Les survivants de la famille ou de la tribu se réunissaient pour le repas funèbre, et, après avoir brisé la vaisselle qui leur avait servi, ils élevaient sur le tombeau, avec la terre mélangée de fragments de poterie, un tertre qui devait rappeler aux générations futures le souvenir du défunt.
La nécropole de Loibenberge, près Videm-sur-Save (Styrie)*, contient des sépultures des deux rites de Tinhumation et de Tincinération.
Celles de la deuxième espèce consistent en grandes urnes
1. D»" W. Gurlïtt (de Gralz). Afilthcil. der anllirop. Gescll^ch, in Wien, 1888. — L* Anthropologie, I, p. 45.
couvertes au moyen de pierres plates ; elles rappellent celles de Watsch, en Carniole.
Le fer est presque uniquement employé pour les armes ; le reste du mobilier funéraire est en bronze.
8. TyroL — Le Tyrol possède aussi des sépultures* à incinération. Parmi les nécropoles, où elles se trouvent, citons : le cimetière de Matréi; le tumulus d'urnes de Sonnenburg, à trois lieues au nord de Matréi, et les champs d'urnes des environs d'innsbruck à Vols et à Hœlting.
9. Istrie. — Dans la nécropole de Vermo, près Mitterburg- Pisino, la plupart des tombeaux étaient recouverts de une' à trois dalles de pierre et contenaient, sauf de rares exceptions, des urnes d'argile et des vases de bronze*. Une grande partie de ces sépultures renfermaient des cendres de cadavres, au milieu desquelles se trouvaient quelquefois des fibules ou d'autres objets en bronze. Dans le nombre il y avait beaucoup de tombeaux doubles ou triples. Les cadavres avaient été brûlés sur place. Le mobilier funéraire se composait de pointes de lance en fer, d'un fragment d'épée en bronze, de bracelets, bagues, fibules, pendants d'oreille, perles d'ambre et de verre, etc.
10. Haute- Autriche, — La nécropole de Hallstatt, dont la découverte fut un événement archéologique considérable, est située dans la Haute-Autriche, non loin de Salzbourg, sur les contreforts de la vallée supérieure de la Traun, affluent du Danube.
On y rencontre les deux rites de l'inhumation et de l'incinération. D'après les procès-verbaux des fouilles, rédigés par M. l'ingénieur G. Raumsauer, on peut estimer que le nombre des sépultures des deux rites est sensiblement le môme (sur 100 sépultures, 53 sont à inhumation, et 47 à incinération).