ACTE I, SCENE III
Mais, pour lui, je connais l’effroi I
Il se promène avec agitation.
Si ce duel était un piège?
Si cet Indien, à ce bal...
Pour le faire arrêter... non, cet homme est loyal !...
S’il était reconnu... je frémis !... que ferais-je?
Veillons, et qu’en ce jour fatal,
/ La Providence nous protège!
L’heure s’avance!
Bonne espérance !
Point de frayeur,
Il a du coeur !
Je ne tremblerais pas pour moi.
Mais, pour lui, je connais l’effroi.
Il regarde dans les allées environnantes. Les paysans se sont levés, ont repris leurs fardeaux, leurs outils et se disposent à sortir, par la droite. Ils s’arrêtent et regardent avec étonnement. A ce mouvement, Giraumont sort vivement par la droite.