ACTE n, SCENE
FLORINE
M’en charger?... Je ne sais si je pourrai.
Antoine, s’avançant vivement.
Vous faut-il un coup de main, mademoiselle Florine?
florins.
Ce n’est pas de refus, monsieur Antoine.
DESBRUYÈRES.
Quel est ce garçon ?
florine.
Un ouvrier ébéniste, qui travaille dans la maison.
DESBRUYÈRES.
Fort bien !
florins, remontant Ah ! les belles fleurs !
DESBRUYÈRES.
Pas si belles que ta maîtresse, Florine. (Tandis que Florine regarde les corbeilles et les met sur les bras d'Antoine.) Le terme de ma gageure approche!... avant douze heures, il faut que je triomphe, ou je suis perdu de réputation. (Jl tire un billet de sa poche.) Ce billet est décisif, je demande un rendez-vous... le silence annonce son consentement... alors...
Antoine, qui s’est avancé Je suis là, Bourgeois... quand vous voudrez.
DESBRUYÈRES.
Vois-tu, mon garçon, ces corbeilles ont chacune leur destination... fais bien attention : ici, pavots, pivoines, soucis, jonquilles... madame Jolicourt.
ANTOINE
Compris, Bourgeois.
DESBRUYÈRES.
Là, héliotropes, tubéreuses, jasmin, lys et roses. ( A part, glissant son billet .) Et mon billet... (Haut.) Madame de Bryaue.
ANTOINE
Suflitl (Il fait un pas.)
desbruyères, le retenant.
Ne va pas te tromper.
Antoine, tenant les deux corbeilles.
Ecoutez, Bourgeois, écoutez... j’ vas vous répéter la leçon comme au maghler ; les fleurs... que ça flaire... rien du tout...
DESBRUYÈRES.
Pour?...
Zh
ANTOINE
J’y suis !... pour madame (le Jolicourt... bras droit... les fleurs, que ça sent bon !... quel baume!... madame de Bryane... bras gauche... (bas à Desbruyères) côté du cœur! [Haut.) J’ai un nez d’épagneul.
DESBRUVèltES.
Eh! eh ! il est plaisant, ce drôle 1 [Mettant la main à la poche.) Tiens, mon garçon î
ANTOINE
N’y a pas do presse, Bourgeois; nous nous'retrouverons ! je vous fais crédit 1 vous me payerez ça... avecaut’ chose!...
FLOniNB.
Je passe devant... par ici... les salons se suivent!...
ANTOINE
Ouvrez les portes h monsieur l’ambassadeur! [Il entre après Florine.)