‹ Les porcherons operacomique, en trois actesChapitre 58 sur 72 · ACTE III, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE IV

n me jolicourt, qui a regardé.

Que vois-je, hélas ! c'est mon mari 1 ,

Elle tombe dan» les bras de Giraumont.

giraumont , la secouant.

Un instant, pas de badinage 1

n me JOLICOURT.

Oh ! Stanislas comme un tigre est jaloux t AUTO INI.

Ne craignez rien.

Aux Homme».

Vous, retenez-le tous.

RATAPIOL.

Sois tranquille, nous gagnerons notre argent!

Antoine donne le bras à M me de Bryane. Giraumont, le suit, donnant le

bras à M me Jolicourt et à Florins. Une partie de» gens présents les

accompagnent. Ils sortent en répétant le choeur.

TOUS

Allons, bons garçons.

Buvons,

Chantons Tous en cadence,

Et vive la danse,

Au bruit du verre et des chansons.

SOEBTS IV.

JOLICOURT, RATAPIOL, GRAND-PIERRE, Gens du peuple.

jolicourt , en costume de coureur déchiré, à la cantonade.

Je vous dis qu’il me recevra bien, ce cher Desbruyères... il me connaît et sa petite maison aussi! J’y suis venu vingt fois en parties Unes! (Saluant tout le monde.) Messieurs, messieurs, j’arrive de Versailles, delà cour... j’ai vu le ministre... il m’a très-bien reçu. (On rit.) Ah! pas dans ce costume!... j’ai changé!... (Se regardant.) Je suis houspillé, je suis abîmé... n’est-ce pas?... Ah! les gueux ! je dois avoir quelque chose dans l’œil... (lia Ÿœil noir.)

TOUS

Ah! ah! ah!

JOLICOURT.

11 n’y a rien ? Alors, c’est à côté... (Serrant les mains de Ralapiol et de Grand-Pierre , qui le regardent avec étonnement. ) Ah! enfin, je me trouve avec des gentilshommes, avec des gens de ma caste... Je viens du Grand- Fainqueur... la fameuse guinguette aux Porcherons... où je croyais rencontrer certaines dames , vu qu’elles avaient promis de ne pas y venir , et que ne les trouvant pas h l’hôtel... j’entrai donc au Grand-Fainqueur ; figurez-vous que*ces gens du peuple, cette canaille...

TOUS

Oh! oh! dites donc, vous!

jolicourt.

Oh ! charmant! vous les imit z à merveille, et je crois encore les entendre... Cette canaille, dis-je, se sera aperçue que moi, fine fleur, je n’étais pas de la même farine qu’elle... Je ne vois pas ce que j’ai, on moi, de si d* ôle, drôles ! leur disais-jo ; mais bah ! c’était comme si j’avais chante : Paisibles bois! Enfla, Marquis... ( A Ralapiol.)

RATAPIOL.

Qu’est-che qu’il veut dire avec chon Marquis?

JOLICOURT.

B r avo, Baron !... Enfin, mes chers, ces misérables, peut-être à cause de mon habit de coureur , s'imaginèrent de me faire faire la course du grand salon... Vous savez ce que c’est? j’en ai la rate ballunnée... j’ai cru que je resterais sur le carreau.

tous, riant.

Ah! ah! ah!

Échappé, par un miracle, h ces enragés, en passant dans la rue deClichy, devant la petite maison de Uesbruyères, j’ai eniendu des violons; j’ai vu la plus brillante illumination; j’ai pensé que je pourrais me présenter sans indiscrétion. Est-il par ici, notre ami Desbruyères?

RATAPIOL.

Eche quejeconnaichons voustre ami Desbruyères? jolicourt, le regardant.

Parfait!

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