SCENE X
M m# DE BRYANE , revenant à elle.
AIR
Quoi! perdue!... à jamais perdue !..
Ou me livrer à ce lâche imposteur!
Oh! non ! plutôt cent fois le déshonneur !
Eh bien, de ses amis j'affronterai la vue,
Je sortirai, devant eux, sans terreur.
Victime de la calomnie,
Dans un cloître cachant ma vie,
J'irai mourir de honte et de douleur.
{Elle pleure.)
Que n’écoutais-je, héla3 !
L’ami de mon enfance !
A ma folle imprudence,
Sa tendre prévoyance Ne montrait-elle pas Le danger sous mes pas ?
Que n’écoutais-je, hélas !
L'ami de mon enfance!
Mais, ailleurs, cherchant un appui.
J’avais placé ma confiance Dans je ne sais quelle espérance...
Je croyais... je croyais en lui I Luit... qui m’abandonne aujourd’hui !
Qui me trahit 1... oh ! tant mieux 1 oui.
( Avec honte et baissant les yeux.)
De mon rang et de ma naissance Oubliant déjà la splendeur,
Malgré toute la distance Qui nous sépare... avec rigueur I Sans cesse, au fond de ma pensée.
Je retrouvais son image tracée...
to Les porcüërons.
Et je craignais d’ifltèfrtoger moh cœur!
( Avec désespoir.)
Ali 1 j’étais insensée !
( Avec force.)
À èfet liomtné déformai*
Non, non, jp ne veux plus croire*
De mon cœur, de ma mémoire Je le bannis pour jamais!
. Il faut bfett que je l’oublie...
Car cèt homme, que tout bas le bénissais... je dois...