‹ Les portraits du duc de La Rochefoucauld, auteur des Maximes;Chapitre 10 sur 13 · LA ROCHEFOUCAULD (FRANÇOIS · texte numérisé non relu

LA ROCHEFOUCAULD (FRANÇOIS

VbDUNOM, DUC DE) + r68o

Sichling se.

Et au-dessus de la gravure, à droite: X, S°" 3. puis au bas, également à droite : Diagraphe et Pantographe Gavard,

In-8°, carré; le duc est en manteau, avec le collier de Tordre, de trois quarts et très légèrement tourné à gauche (i 1 2-88).

Cette planche fait partie de la collection du Musée de Versailles; on en rencontre des épreuves qui ne portent plus les deux dernières lignes delà lettre rapportées ci-dessus, lesquelles

sont remplacées par le numéro 2291 gravé au-dessus du trait carré.

Dans notre collection, une très belle épreuve sur chine avant la lettre, avec la seule signature: Sichling se.

D'après V émail appartenant à S. M. la Reine des Pays-Bas. Publié par Blaisot Imp. Ch. Chardon ainé, Paris.

Et de chaque côté, près du trait ovale :

Pelitot pinxt. L. Ceroni sculpt.

In-80 ovale. Le duc porte le manteau; le buste est complètement tourné à droite, la figure est ramenée de trois quarts par un gracieux mouvement de tête et le regard est dirigé de face (63-47).

Pour exécuter cette gravure, on confia à M. Henri Regnault (i), jeune artiste parisien, le soin de faire un dessin (2). Nous avons dit dans notre Notice comment, faute de pouvoir copier l'émail de la Reine des Pays-Bas, il dut se borner à reproduire la gravure de Choffard, en changeant les proportions et en substituant, pour faire du nouveau, un manteau à la cuirasse. Ce dessin, à la mine de plomb, sur bristol blanc, très poussé et fort joli, fait maintenant partie de notre collection. L'ovale ayant été sur le cuivre ramené à des proportions plus harmonieuses, notre dessin est un peu plus large que la gravure et mesure 63 millimètres sur 5i.

(1) Cet artiste n'a de commun que le nom avec le malheureux peintre qui paya de la vie sa dette à la patrie, lors de l'invasion tudesque.

(2) Ce travail fut, paraît-il, payé 5o fr., ainsi que tous les dessins exécutés pour le livre des Émaux de Petitot.

PORTRAITS GRAVÉS

i^état. — Eau-forte pure; trois ou quatre épreuves seulement.

2» état. — Avant toute lettre.

3«état. — Celui décrit.

On a tiré de ces deux derniers états cent épreuves sur chine, dix en bistre et un nombre égal en sanguine.

C'est dans le troisième état que cette gravure a été jointe à l'ouvrage intitulé : Les émaux de Petitot du musée impérial du Louvre- — Portraits de personnages célèbres du siècle de Louis XIV, gravés au burin par Ceronî. Paris, Blaisot et Renouard, 1862, 2 vol. in-4°. — Cette publication avait commencé à paraître le mai ï86i. — Le tirage de ce portrait de L.a Rochefoucauld fut, comme celui du texte et des autres portraits, et indépendamment des épreuves d'artiste indiquées ci-dessus, porté au nombre de mille.

Toutefois, ce portrait n'ayant pas, en raison sans doute du changement apporté au type connu de la gravure de Cliotîard, réuni les suffrages de tous les amateurs, les éditeurs durent songer à lui rendre le cachet de sincérité qu'ils lui avaient enlevé. On effaça donc le manteau et l'on grava à la place une cuirasse avec l'écharpe. Cette substitution ayant été opérée sur le cuivre, — car il faut bien noter qu'il n'y eut qu'une seule planche, — on fit un nouveau tirage avec états, sur blanc, sur chine, en bistre et en sanguine, comme on avait fait précédemment. Cependant, le nombre des épreuves avec la lettre fut assez restreint, car de nouvelles critiques visant cette fois l'expression de la physionomie et l'ensemble même du portrait, force fut au graveur de reprendre son burin et d'exécuter de nouveaux travaux sur ce cuivre qui avait déjà été l'objet de si importantes retouches. Alors, le front fut élargi, l'expression des yeux modifiée, le visage et la chevelure éclairés d'une plus chaude lumière, l'ovale de la figure, se profilant sur la perruque, fut délicatement accentué et il n'est pas jusqu'à la cuirasse qui n'ait été elle-même l'objet de corrections attentives. Six épreuves d'essai, dont quatre font partie de notre collection, tirées pour guider l'artiste dans ses travaux, témoignent des soins apportés à ce remaniement.

De cette planche ainsi retouchée et présentant en réalité sa troisième manière d'être, — car, il nous faut bien trouver une expression pour désigner ces métamorphoses successives, — on fit encore un tirage avec les mêmes états que ceux que nous avons décrits ci-dessus. Du reste, la lettre resta la même que

celle que nous avons représentée au début de cet article. Toutefois, sur les deux différents portraits avec la cuirasse, on a, après les mots : Petitot pinxt., ajouté : N° 23, ce qui ne se lit pas sur le portrait au manteau.

C'est dans ces nouvelles conditions que ce portrait a été joint au second tirage du texte de l'ouvrage dont nous avons donné le titre plus haut.

Garnier frères^ éditeurs. Imp. Ch. Chardon aîné, Paris.

In-80 carré. Le duc de La Rochefoucauld, debout, à mi-corps, avec le collier, est légèrement tourné à droite (147-97).

Ce portrait exécuté par Staal est maniéré et tout empreint du cachet de fantaisie que ce graveur excelle à donner à ses productions. On en rencontre de fort belles épreuves à''artiste sur chine, avant toute lettre.

Les Œuvres morales de La Rochefoucauld. — Paris, Pion, 1869, in- 16, sont ornées d^un portrait du duc gravé d'après Gaucher, dans un médaillon ovale (65-55).

Il n'existe de cette gravure qu'un seul état. Il est avant la lettre, sur chine, avec la signature du graveur: Nargeot sculpt.

PORTRAITS GRAVÉS

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