‹ Les pourquoi de la guerre mondiale (volume 3)Chapitre 3 sur 98 · NOTA · texte numérisé non relu

NOTA

Les- citations tirées des psaumes et données ici en langue française sont empruntées à la version faite sur l'Hébreu par M. le chanoine Pannier, professeur d'Ecriture sainte à l'Université catholique de Lille ^.Le mot Dominus Seigneur, de là Vulgate a été conservé aux lieux et places des noms divers donnés à Dieu par les écrivains sacrés. Pour les autres parties de la Bible nous avons eu recours à la version des textes originaux publiée par M. l'abbé Crampon ^.

4 et 5. Société de Saint-Jean l'Evangéliste, Desçlée, Lefebvre et C'®, éditeurs pontificaux, Paris, Rome, Tournai.

Votre colère. Seigneur, ne durera pas jusqu'à la fin. Vous avez puissance sur la vie et sur la inort ; Vous menez aux portes du séjour des morts et vous en ramenez.

Sap., XVI, 13.

Jadis on ne nommait, par tous pays, la France que « le trésor de noblesse ». Chacun trouvait en elle la bonté, Phonneur, la loyauté, la noblesse, la science, la courtoisie, le sens et la prouesse. Tous les autres peuples prenaient plaisir à la suivre» Et maintenant, j'ai grande déplaisance à te voir subir tant de douleurs, ô très chrétien, ô franc royaume de France.

Sais-tu d'où vient ton mal, à vrai parler, et pourquoi tu es aujourd'hui en tristesse? Eh bien ! je te le vais dire, et je crois par là m'acquitter avec toi. Ecoute et tu feras sagesse. Ce qui t'a perdue, France, c'est ton grand orgueil, c'est ta gloutonnerie, ta paresse, ta convoitise, ton mépris de la justice, et cette luxure surtout qui abonde et surabonde en toi. Voilà ce qui a' forcé Dieu à te punir, ô très chrétien, ô franc royaume de France.

Ne va pas cependant désespérer : car Dieu est très largement plein de grande miséricorde. Va vers lui, va lui demander ta grâce. Car Dieu a déjà, il y a longtemps, pris des engagements avec toi. Pour avocate choisis humilité, et Dieu sera très joyeux de te guérir. Mets entièrement ta confiance en lui : s'il a voulu mourir en croix, c'est pour tous les hommes ; c'est en particulier pour toi, ô très chrétien, ô franc royaume de France.

La cour de Rome t'appelle son bras droit : car tu l'as bien souvent tirée de détresse. Et, pour t'en remercier, les Papes te font asseoir, seule entre toutes, à leur droite. Et ainsi feront-ils toujours tant que ce sera justice. C'est pourquoi tu dois fortement pleurer et gémir, quand tu déplais à Dieu qui a tant fait

pour toi et que tu devrais tant aimer, ô très chrétien, ô franc royaume de France.

Dieu a les bras ouverts pour t'embrasser, ô France, et le voici tout prêt à oublier ta vie pécheresse. Demande pardon et Notre-Dame te va venir aider bien vite ; Notre-Dame, ta puissante reine; Notre-Dame qui est ton cri de guerre et que tu reconnais pour ta maîtresse. Tous les saints dont les corps reposent en terre française, vont, avec la Vierge, accourir à ta défense. Mais ne reste pas endormi dans ton péché, ô très chrétien, ô franc royaume de France.

Notre-Dame, priez pour la France !

Ce livre est, en quelque sorte, le développement, l'application aux événements du jour de ce touchant appel à la France par l'un de ses princes, Charles d'Orléans, alors qu'elle était envahie par les Anglais et que lui-même était leur captif à londres^. Il lui dit pourquoi elle était en tristesse, pourquoi elle était soumise à tant de douleurs, et pourquoi les autres peuples, qui avaient tant pris plaisir à la suivre, la tenaient alors en pitié.

Le peuple très chrétien, le franc royaume de France avait mis Dieu en nécessité de le punir, à cause de ses grands et nombreux péchés, péchés de la vie privée et péchés de la vie nationale.

Mais Charles d'Orléans dit aussi à la France

« de ne pas désespérer, car Dieu est très largement plein de grandes miséricordes... S'il a voulu mourir en croix, c'est pour tous les hommes, c'est en particulier pour toi, ô très chrétien, ô franc royaume de France. »

Lorsque le divin Sauveur expira sur le Calvaire, il avait, au rapport de la tradition, le visage tourné vers l'Occident alors enseveli, selon le mot de la sainte Ecriture, dans les ombres de la mort. Cette partie du monde était le lieu prédestiné à recevoir la pierre angulaire de l'Eglise ; et c'est pourquoi, le

I, Dans la séance du 22 février de son procès de condamnation, la Bienheureuse Jeanne d'Arc dit de Charles d'Orléans à ses juges : « Je sais bien que Dieu aime le duc d'Orléans: j'ai eu sur son sujet plus de révélations que sur homme vivant, mon roi excepté ». Elle vovait en lui le père de Charles VII, chef de la seconde tige des Valois. Il ne sortit de sa captivité et ne revint en France que neuf ans après le martyre de Jeanne.

Christ du haut de la croix, porta vers elle sa dernière pensée, lui envoya sa bénédiction suprême et lui donna sa Mère.

Il y avait dans cet Occident une contrée prédestinée entre toutes, comme l'était saint Jean entre, tous les Apôtres, à recevoif la Mère de Dieu în sua, comme sa Mère. Longtemps auparavant la Gaule, agitée de pressentiments sublimes, avait dédié l'un de ses autels à la Vierge qui devait enfanter, Vîrgini parîturœ,

Charles d'Orléans ne l'ignore point :

ce Dieu a les bras ouverts pour t'embrasser, ô France, et le voici tout prêt à oublier ta vie pécheresse. Demande pardon et Notre-Dame te va venir en aide bien vite; Notre-Dame ta puissante Reine; Notre-Dame, qui est ton cri de guerre et que tu reconnais pour ta Maîtresse, va, avec tes saints, accourir à ta défense. »

Pour mériter et obtenir ce secours, Charles d'Orléans avertissait la France de s'humilier. Il avait nommé en tête de la liste des péchés qui ont forcé Dieu de punir, l'orgueil

ce Ce qui t'a perdue, ô France, c'est ton grand orgueil. »

Comme aux jours de Jeanne d'Arc, ce que Dieu aujourd'hui attend de nous pour nous délivrer, c'est un acte d'humilité, c'est la confession du souverain domaine de Dieu sur la France plus que sur les autres nations, car le Christ a témoigné qu'il <c aime les Francs » entre tous les peuples

ce Selon ia promesse reçue de Notre-Seigneur, écrivit au nom de l'apôtre saint Pierre, à Pépin, après son sacre, le Pape Etienne, selon la promesse que moi, Pierre, j'ai reçue de Notre Seigneur et Rédempteur, je distingue le peuple de France entre toutes les nations. » « C'est pourquoi le très chrétien, le franc royaume de France, doit fortement pleurer, quand il fait chose déplaisante à Dieu, qui a tant fait pour lui et qui Va tant aimé. »

Saint Rémi, baptisant Clovis, prononça cet oracle :

a Dieu l'a dit : Je me réserve cette nation pour mon Eglise : quand elle sera coupable, elle sera châtiée, mais ne périra jamais 2, »

Toute notre histoire apparaît comme la sanction de ce décret : elle est la suite ininterrompue des récompenses accor<3ées à la fidélité et des rigoureux châtiments infligés aux violations. Qu'elles s'appellent Veuille, Poitiers, Bouvines, Orléans, Rocroy,

2. Promesse faite à David pour son peuple, appliquée au peuple franc par saint Rémi.

la Marne ; ou ({u'elles s'appellent Crécy, Azincourt, Malplaquel, Waterloo, Sedan, toutes les grandes journées qui ont élevé la FraïKîe, aussi bien que celles qui l'ont rabaissée, ont présenté ce concours de circonstances inexplicables dont parle Napoléon dans son Mémorial qui révélait la main de Dieu frappant le coupable ou récompensant le serviteur fidèle.

Il y a du châtiment en ce que nous souffrons ; mais si Dieu punit, il ne se repent pas de ses dons ; et quand nous aurons fait acte d'humilité et de repentir, il ramènera la France dans les voies où sa prédilection l'a fait entrer.

M. Edouard Dumont écrivait le 27 juillet 1905 :

« On peut parfaitement concevoir, à la suite d'événements qui ne tarderont pas à se produire, une reconstitution des éléments français, des éléments de race, par l'action d'un chef personnifiant cette race. »

L'étude plus approfondie de l'histoire, des causes qui ont fait la prospérité de la France et sa prépondérance dans le monde, et de celles qui font aujourd'hui sa décadence, convainc, que les destinées de notre pays sont intimement liées au retour décidé, définitif à ses traditions, et qu'il n'y a qu'une seule chose qui puisse nous rendre, avec la vie, le rang qui nous, appartient : retremper l'âme française dans l'esprit du passé, surtout dans l'attachement et le dévouement à l'Eglise catholique et au service de Dieu.

a II n'y a que le christianisme, a dit H. Taine, pour enrayer le glissement par lequel notre race rétrograde vers ses bas-fonds ; et le vieil évangile est encore aujourd'hui le meilleur auxiliaire social. »

A cette rénovation, de la France, est attaché à l'heure actuelle, on peut le dire avec une conviction raisonnée, le salut du monde.

Plusieurs fois, les nations ont conçu, comme aujourd'hui, le projet de dépecer la France et de s'en partager les lambeaux, comme elles firent de la Pologne. De Maistre les avertissait, lors des sept coalitions successives que les puissances européennes formèrent contre elle de 1793 à 1814,, que la réussite de leur projet serait « un des plus grands malheurs qui puissent arriver à l'humanité. »

Toujours la Providence a dit : non. Elle le dira aujourd'hui encore. De Maishre ajoutait que a la destruction de la France serait le germe de deux siècles de massacres, la sanction des

maximes du plus odieux machiavélisme, l'abrutissement irrévocable de l'espèce humaine, et même une plaie mortelle à la religion. »

Les suites du triomphe de la Prusse en 1871 ont rendu évident le bien fondé de ce pronostic.

La victoire de l'Allemagne sur la France dans la guerre actuelle serait bien plus certainement une plaie mortelle à la religion, le principe de plusieurs siècles de massacres et l'abrutissement irrévocable de l'espèce humaine^. Qu'avons-nous vu après la victoire des Puissances germaniques coalisées contre la France en 1870 ? L'écrasement de la petite république des Boers, de l'Espagne, de la Grèce, de l'Arménie, comme on avait vu, dès que la France n'exerça plus sa magistrature en Europe, l'écrasement de l'Irlande et de l'Inde, ainsi que le partage de la Pologne. Le droit des gens tel que l'Eglise l'avait enseigné et que la France s'efforçait de le maintenir, fut méprisé. L'Europe semble n'avoir plus de conscience depuis que la France a cessé d'en faire entendre le cri et d'en accomplir le geste.

Aussi ceux qui travaillent à la ruine de la société demandent a,vant tout l'anéantissement de la France. Emile Ollivier a rapporté dans un article intitulé : « La guerre de 1870, la désillusion diplomatique o {Revue des deux Mondes, V^ février 1911), ce mot d'un député vénitien : « Le repos de l'Europe sera impossible, tant que la France, irrévocablement déchue du rang de première puissance, n'aura pas été coupée en plusieurs royaumes *. »

Il rapporte aussi cette parole de Garibaldi : « L'Allemagne a rendu un grand service à l'humanité en abaissant ce peuple », la France.

A l'opposé, depuis Clovis jusqu'à nos jours, les Papes n'ont cessé d'avoir confiance en la France, da;ns ses destinées et son indéfectible durée.

Vers 1900, les Canadiens, en vue de se créer des ressources pour l'exécution de la cathédrale de Saint-Pierre à Montréal,

3. Ceci, comme l'ouvrage entier, sauf les additions faites pendant l'armistice, était écrit pendant la guerre. Ces affirmations restent vraies et opportunes, car l'Allemagne n'a nullement renoncé à ses desseins et s'y prépare de nouveau.

4. Discours publié par la typographie Barbera 1872 à Florence.

demandèrent des autographes aux plus hautes illustrations.

Voici ce que Léon XIII écrivit :

<i ha France — qu'on ne parle jamais de son anéantissement dans le monde. La France nous est nécessaire. Avec son génie, son initiative, sa vivacité elle porte Jésus-Christ jusqu'aux extrémités de la terre. Ne craignez pas de voir la France disparaître du milieu des nations.^ Elle passe par de cruelles détresses, mais à travers ses désastres et ses déchirements, elle remplit encore sa mission. C'est toujours la fille aînée de l'EgHse. »

Cette pensée que la France occupe dans le monde une place nécessaire, nous la retrouvons sur les lèvres d'un homme placé, pour ainsi dire, aux antipodes de la Papauté.

Louis Blanc rapporte quelque part un mot qui fut dit à lui par l'économiste anglais Stuart Mill qu'il appelle le plus profond penseur de V Angleterre moderne:

« Dieu veidlle que jamais la France ne vienne à manquer au monde. Le monde retomberait dans les ténèbres. »

Et Louis Blanc ajoutait :

« Le philosophe anglais disait vrai. Il est un flambeau à la lueur duquel tous les peuples marchent, quoique à pas inégaux, du côté de la justice, et comme il est porté à travers les tempêtes, il ne faut pas s'étonner si quelquefois, sous le souffle de l'aquilon, il vacille et semble près de s'éteindre. Or, c'est la France qui tient ce flambeau ! »

C'est la torche révolutionnaire que Louis Blanc vo3^ait aux mains de la France; il ne nous dit pas si son interlocuteur partageait sa manière de voir, mais l'un et l'autre étaient dans le vrai en pensant et en disant que la France a reçu une mission et les dons qui lui permettent de l'accomplir, qu'elle tient en mains le flambeau de la justice, à la lumière duquel les nations ont marché ; que le souffle de l'aquilon n'a pu l'éteindre, et qu'il éclairera les peuples jusqu'à la fin des jours. Ce flambeau est celui qu'elle a reçu des mains de l'Eglise, le flambeau de la foi et de la charité chrétiennes.

La création du canal de Panama a fait dire que le centre du commerce, de la richesse et de la puissance allait se déplacer, se transféier de la Méditerranée à l'Océan Pacifique, et que la suprématie finale appartiendrait désormais aux Etats-Unis. Que cette vue d'avenir, sur l'ordre matériel, se réalise ou non, il est certain que le sort moral et i^elîgieux prévaudra toujours sur le côté commercial dans les destinées du monde, et que cela ne peut être transféré en Amérique, puisque l'Europe possède et

ne peut cesser de posséder Rome. Or, la France a été donnée à Rome pour être son bouclier et son porte-voix; elle a été placée près d'elle pour cela et elle a été douée des qualités requises pour remplir ce rôle; elle a reçu l'esprit de prosélytisme qui forme l'essence de son caractère et elle a à son service une langue admirablement faite pour propager les idées. Donoso Cortès a fort bien dit :

« C'est un fait historique universellement reconnu, que la mission de la France est d'être l'instrument de la Providence dans la propagation des idées nouvelles, soit politiques, soit religieuses et sociales. Dans les temps modernes, trois grandes idées ont envahi l'Europe : l'idée catholique, l'idée philosophique, l'idée révolutionnaire. Or, dans ces trois périodes, toujours la France s'est faite homme pour propager ces idées. Charlemagne fut la France faite homme pour propager l'idée catholique ; Voltaire fut la France faite homme pour propager l'idée philosophique ; Napoléon fut la France faite homme pour propager l'idée révolutionnaire ^. »

Il lui reste de se faire homme pour propager l'idée de la Rénovation morale, religieuse et sociale. Tout donne à espérer qu'elle le fera, à moins que la crise dans laquelle le monde se trouve actuellement engagé ne soit le prélude de la fin des temps : question qui se présentera plus loin. Si cette fin n'est point proche. Dieu se lèvera pour faire de nouveau de la France son instrument. Nous verrons notre patrie redevenir la nation sainte et noble entre les nations, se remettre à la tête de la véritable civilisation pour donner au monde une ère de prospérité plus belle et plus longue que ce qui a jamais été vu.

Cette vue d'avenir, dira-t-on, est séduisante, mais est-elle autre chose qu'un rêve? Sans doute, il n'y a en cela aucune certitude. La seule chose qui soit certaine, parce qu'elle est visible, qu'elle est en train de s'accomplir sous nos yeux, c'est que le genre humain se concentre, retourne à l'alliance que les familles et les races avaient entre elles avant Babel.

Qu'annonce cette universalité et cette rapidité de communications par la vapeur et l'électricité, qui raccourcissent la terre, qui rapprochent tous les peuples et les fondent l'un dans l'autre? Amérique, Asie, Océanie, Afrique, il n'est plus aucun lieu du monde où les races européennes ne se soient installées ^ et ne travaillent à la fusion des autres en elles.

5. Discours prononcé aux Cortès espagnoles le 4 janvier 1849,

6. M. Pierre Leroy-Beaulieu a fait l'observation que voici : « Jamais, depuis la chute de l'Empire, et peut-être depuis les origines de l'humanité,

Qu'annonce cette extension du commerce qui mêle tous les intérêts d'un bout du monde à l'autre? Qu'annonce ce progrès inouï des sciences qui met, pour la première fois depuis la création, toutes les forces de la nature au service de l'homme?

Cela nous dit que nous nous unifions. Que sera cette unité ? Il est possible qu'elle nous conduise à l'empire universel qui fera de tous les peuples un seul peuple aux mains de l'antechrist ; et c'est ce qui sera, si la franc-maçonnerie qui prépare les voies au fils de Satan dans toutes les contrées habitées, n'est point vaincue et sa puissance anéantie. Il est également possible, et même à l'heure actuelle, il est plus probable que ce qui se prépare, c'est ce que Notre Seigneur a annoncé en ces termes :

c( J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas dans cette bergerie ; il faut aussi que je les amène, et elles entendront ma voix, et il y aura une seule bergerie, un seul pasteur. »

Il semble bien que la France y sera pour quelque chose. Or ceci doit arriver avant cela. Nous dirons les raisons qui donnent à penser que nous sommes actuellement dirigés vers cet ovile unum et que la France en sera l'ouvrier, ce sera la conclusion de cet ouvrag-e.

les' émigrations n'ont été aussi importantes que dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Jusqu'en i8oo, il n'y avait pas plus de lo à 15 millions d'Européens dans le Nouveau-Monde. Aujourd'hui il y a iio millions d'Européens en Amérique, en Australie et en Afrique. L'Europe déborde littéralement sur les autres parties du monde.

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