Le Mercure galant, i61i, t. IV, p
5. Famille célèbi-e d'acteurs et auteurs dramatiques, qui a fourni à un autre acteur-auteur, Samson, le sujet d'une amusante comédie, hi Famille Poisson (1845).
6. Le Mercure de France, mai 1740, p. 840. — Dans son Iconographie moliéresque, M. P. Lacroix relève vingt-cinq portraits peints et neuf portraits gravés du vivant de ISIolière. De tous ces portraits, les seuls bien authentiques semblent être: 1° une gravure de Simonin, dont la Bibliothèque nationale possède le seul exemplaire connu, et qui représente ]\Iolière en habit de S.ganarelle, faisant, comme orateur de la troupe, une harangue au public; 2o le Molière du tableau des Farceurs (voy. ci-dessous, p. 60, n. 7)j 3» deux peintures, appartenant l'une à la Comédie-F'i-ançaise et qui rejiré^ente Molière dans le rôle de César de la Mort de Pompée, l'autre a M. le duc d'Aumale et qui représente Molière dans son intérieur; voy., sur ces deux peintures, l'ingénieuse et savante étude de M. Em. Perrin, Deux portraits de Molière (lue dans la séance annuelle de l'Institut, 25 octobre 1883) : M. Perrin attribue la première à Mignard, la seconde à Sébastien Bourdon.
s'étend avec complaisance sur le costume qu'il portait ; u Imaginoz-vous, madame, que sa perruque étoit si grande qu'elle balayoit la place à cliaciue fois qu il faisoit la révérence, et son chapeau étoit si petit, qu'il étoit aisé déjuger que le marquis le jiortoit bien plus souvent dans la main que sur la tète' ; son rabat se pouvoit appeler un honnête peignoir-, et ses canons sembloient n'être faits que pour servir de caches aux enfants qui jouentà cligne-musette ; et, en vérité, je ne crois pas que les tentes des jeunes Massagètes* soient plus spacieuses que ses honorables canons. Un brandon de glands* lui sortoit de sa poche comme d'une corne d'abondance, et ses souliers étoient si couverts de rubans, qu'il ne m'est pas possible de vous dire s'ils étoient de roussi °, de vache d'Angleterre ou de maroquin; du moins sais-je bien qu'ils avoient un demi-pied de haut, et que j'étois fort en peine de savoir comment des talons si hauts et si délicats pouvoient porter le corps du marquis, ses rubans, ses canons et sa poudre^. Jugez de l'importance du personnage sur cette figure'. »