SCÈNE IV
MADAME GAUDIN
Que c’est amer !
OLYMPE, à part.
Ah! ça, elles sont fêlées, ces femmes-là !
MADAME GAUDIN
Maintenant, je dois vous prévenir d’unecliose très-importante.
OLYMPE
Laquelle, madame?
MADAME GAUDIN
Je ne veux pas qu’il entre chez moi un seul roman de M. Paul de Kock... ni le moindre vaudeville... quant au reste, ça m’est égal.*
Madame peut être tranquille.
MADAME GAUDIN
Nous avons ici des artistes, peintres, poètes, musiciens...
OLYMPE
Oh ! la ! la !
MADAME GAUDIN
Et ce genre de littérature... les fait grincer comme une pomme verte.
OLYMPE
Alors, c’est pas des vrais artistes...
Madame gaudin.
Qu’est-ce à dire?
OLYMPE
Ah! c’est que, voyez-vous, madame, il y en a des vrais et des faux...
DELPHINE
Comment?
OLYMPE
Des vrais qui ne méprisent personne, parce qu’ils sont audessus tout le monde... et des faux qui méprisent tout le monde parce qu’ils ne sont au-dessus de personne..., j’en aï connu !... fichue clique !...
MADAME GAUDIN
Impertinente ! apprenez que les gens que j’abrite sous mon toit...
DELPHINE
Sont des hommes de six coudées !
OLYMPE, regardant le plafond.
Et y tiennent?
MADAME GAUDIN
Taisez-vous !
OLYMPE
Après ça, ça ne me regarde pas... quand on travaille cnoz les autres, faut s’altendie Atout et savoir vivre avectoutle monae.
MADAME GAUDIN
C’est bien heureux ! Allez-vous installer dans la imgen ...
* Olympe, Madame Gaudiu, Delphine.
un étage au-dessus... et vous vous entendrez avec ma femme de chambre...
OLYMPE
Ça suffit, madame... (à part) Des rapins, des écrivassiers, des croque-notes. .. jejne ferai pas de vieilles dents ici. (Elle sort.)