Vasari, t. V, p
2. Mehus, prEef., p. lvi, et Bandini, Collectio yeterum aliquot monimentorum ad historiam prcvcipue litterariam spectantium. Arezzo, iy52, p. 99 : « Commentariolos insuper quosdam
recueil d'antiquités de Barthélémy Fontius (né en 1445, mort en 1 5 1 3 ) 1 , semble avoir une origine analogue. Antonio Yvano (Hyvanus) de Sarzane dédia à Laurent, en 148 1, son traité De situ urbis Romœ, dont le manuscrit est conservé à la Laurentienne ~. Le même érudit s'était occupé antérieurement, en 1472, des antiquités de Luni3. Le célèbre architecte et philologue Fra Jocondo, enfin, fit hommage à Laurent, en 1489, de son recueil d'inscriptions romaines.
Par un singulier retour des choses de ce monde, ces joyaux, ces gemmes, ces perles qui avaient tenu une si grande place dans l'existence de Laurent, devaient être associés à l'histoire de ses derniers moments. L'illustre malade sentait s'approcher l'heure fatale, les siens s'abandonnaient sans réserve à leur douleur, quand parut un médecin envoyé par le duc de Milan et chargé d'essayer sur le chef du gouvernement florentin l'effet de certaine potion composée d'or, de perles, et de je ne sais plus quels ingrédients précieux4. Il était trop tard. Cependant, nous le savons par le récit d'un témoin oculaire, de Politien, les habitudes de luxe se trahirent jusque dans les dernières manifestations religieuses du moribond : il expira en baisant un des plus riches joyaux de sa collection, un crucifix d'argent orné de gemmes5.
edidi, nondum tamen extremam illis imposui manum : De génère priscarum vestium, de priscis nummis, de propriis nominum epithetis, de litterarum usu, earumque inventoribus. Quum primum absoluti castigatique erunt, illis non defraudaberis, resarciamque tanti temporis usuram, quo tibi incognitum tui Philippi fuit ingenium. » (Lettre de Redditi à Bernard Rucellai, beau-frère de Laurent le Magnifique.)