Lettre du 9 novembre a Pléchier. Bull. XV. I
2. Mémoires de d'AygallieTs(Pap. Court. :m : édit. Frosterus, p. 18). M Du Noyer, de Nîmes, qui avait connu le pasteur, fui >i émue de sa mort qu'elle résolut de sortir de France pour rentrer dans la religion réformée.
:i. Ce sonl les punies de D. lias, dans son Mémoire.
4. Nouvelle de Lyon, communiquée à la Gazette de Harlem, 18 décembre 1699. Dull. JCLI, 199
:>. Douen, II, 169. Voir Depping. Corr. Ail m.. IV. ',:;:., une le lire analogue de l'ont - Chartrain à l'intendant d'Ableiges (en Poitou).
270 LES PRÉDICAXTS PROTESTANTS
s'autorisait, pour la réclamer, des ordres qu'il avait transmis à Chaillon ; le juge revendiquait le bénéfice d'avoir fait subir le premier un interrogatoire au prisonnier1.
Les cabiers où Brousson avait relaté son voyage dans le Vivarais et dans le Daupliiné furent soigneusement examinés. Jacques Mazel. de Mournans, fut enfermé, avec plusieurs membres de sa famille, à la Tour de Grest, pour avoir ouvert sa maison au ministre. Dans le Vivarais, avant même la prise du pasteur, quelques arrestations avaient eu lieu. Suzanne de Lespinasse, soupçonnée de l'avoir reçu, fut immédiatement reléguée à Carcassonne. Une assemblée, tenue en août ou septembre, donna lieu à des pendaisons et à des condamnations aux galères, et par conséquent aussi à des informations utiles :. Pierre Tromparent, de Charmes, et Matthieu Duny, furent saisis3. Leurs dépositions permirent d'identifier certains des prophètes mentionnés par Brousson, ou certains de ses hôtes. Un Extrait des Mémoires de Brousson fut dressé par un agent de l'intendant, après confrontation des relations manuscrites avec l'interrogatoire des deux hommes. En marge de l'Extrait sont notées une quinzaine d'arrestations à opérer dans le Vivarais, et deux maisons à démolir. Tromparent et Duny allèrent aux galères. On savait à Lyon, à la fin de décembre, que seize maisons avaient été rasées aux environs de Vernoux et de Lamastre, et que les enquêtes se poursuivaient. Dans le Dauphiné, Jacques Martel, et dans le Vivarais Frère Ebruy. échappèrent aux poursuites4. Deux ans plus tard, un abbé recherchait encore à Lyon
1. Lettre de Pinon à Bâville du -20 dêc. 1691. C. 191. Pinon fit pendre Bedoras, et condamna par contumace le Sr d'Espalungue aux galères. La tomme de Bedoras fut rasée, et mise au couvent. Leur maison fut démolie (Bull. XXXII. 568 [Lire Pau au lieu de Paris], et XL. 325). Badel. de Pau, fut condamné aux galères par contumace. En 1700 il vivait dans le Bearn, converti. (Pap. Soulier, Bibl. du Prot.).