LES DERNIERS PRÉDICANTS ET LES RÉFUGIÉS ROMAN — OLIVIER
Jean Roman, conduit par Deleuze, de l'Espinaz, avait gagné Lausanne en sortant du royaume. Il s'y fit délivrer des attestations par divers pasteurs, confidents de ses travaux (la première pièce est du 22 mars 1700), entre autres par Clarion et par Merlat. Il séjourna ensuite à Berne (mai-septembre), où il se maria « avec une Cazali, qu'il avait tirée de la maison paternelle », c'est-à-dire qu'il avait poussée a s'exiler'. Son mariage lut célébré par le pasteur Aulard, premier ministre de l'Eglise française. Ce détail nous a été conservé par un réfugié de Ners, Josepb Coursieux, complice de l'enlèvement du prédicant, qui, avec deux autres de ses libérateurs, Périer et Dumas, de Ners également, assista à la cérémonie. Roman, dit Coursieux, « leur donna une bajoire (?) pour boire à sa santé 2 ».
A Berne. Roman prêcha à l'hôpital, et obtint une nouvelle recommandation, que signèrent avec Dumas, de Ners, deux autres témoins de ses souffrances. Roux, de Castagnols. et Massip, de Lézan. En novembre, le prédicant était en route pour la Hollande. Il s'arrêta dans l'église française d'Ollenbacb et Isenbourg (près de Francfort), et y prêcha devant la Cour, « à la satisfaction du Comte et de Mme la Princesse du lieu »3.
1. Le nom de sa femme est transcrit ailleurs : Cazaille. Iioman dit avoir vu à Genè\ c. en Suisse ou eu Allemagne, plus île 100 personnes, sorties de France à la suite de ms exhortations. (Ilelat. Sommaire).
■±. J'up. Court, 17, B, 897.
3. 11 s'agit de l'Eglise de Neu-Ysenburg, peuplée de Vaudois, dans la banlieue
sud de Hranclort-sur-le-Mem.
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Autographe de Roman
(Voir pp. 532, 333)