I. Discipline, chap. III. art. j
Soulier. « son homme », une liste secrète des personnes «avec qui il avait correspondance »'.
Il faut en venir à l'année lt>!)0 pour trouver à cet égard un semblant d'organisation régulière. Sous l'influence de Brousson. l'assemblée de prédicants qui se tint à Gaderles, décida de reconstituer partout le corps des Consistoriaux. Le témoignage d'Anne Baudoin est formel, et Brousson ne l'a à demi démentie, que pour ne point charger les hommes dont la jeune fille avait cité les noms. Le ïio décembre 161)0, aux Sognes, Martin, de Rieumal, t.iui présente la coupe, Auban, qui a dressé la table sainte, Soubeiran, Grail, Rocher, deux habitants de Colognae et de Soudorgues, sont proclamés anciens par Brousson, qui affirme qu'il faut rétablir l'Eglise partout". Le Consistoire qu'il constitue aura soin, dit-il. «d'empêcher que les fidèles n'aillent à l'église, et de les faire venir aux assemblées». Sans aucun doute. Brousson et ses confrères, pendant les mois qui suivirent, procédèrent ailleurs de la même façon. En K>94 cependant, bien des quartiers n'avaient point encore leurs anciens. Le « Synode» du 23 décembre, s'adjoint, à Montpellier, dit la Lettre de 1693, « quatre Messieurs de la ville » qui ont été pressentis comme
propres à y remplir la charge île veiller sur la conduite du peuple chrétien ». et il décide qu'il y a lieu de procéder de nommer « dans toutes les villes » des surveillants de ce genre3. Les pasleurs éliront ceux qu'ils jugeront dignes. Ils auront garde de n'admettre que des gens d'une piété éprouvée, car il s'agit de personnes qui convoqueront à des assemblées secrètes, et qui en excluront ceux dont la vie ne répond pas aux marques extérieures de leur profession. Ces anciens seront en même temps des diacres, car ils devront distribuer les aumônes recueillies pour les pauvres. Ce n'est pas la seule mention qui nous soit faite d'une activité charitable, exercée par un groupement de protestants « sous la Croix ».
Le zèle des prédicants groupa dans tout le Bas-Languedoc un corps de religionnaires qui recevaient les renseignements im-
l. Une perquisition il ti lu février 1691 til découvrir chez nu pareur de draps de Montignargues le billet suivant, qui était de sa main : « Le pelalier [pelleni .i iln vous avoir écril de vous trouver a ['endroit que vous savés. Mé je vous prie de lui aieder. Nous feront lasanblée a landré [l'endroit] que vous savés. Nous feront la sèneel Jaques Sabran d'iausey [d'Euzet] salmodiera [entonnera les Psaumes]. Jaques Duporl pareur». C, 171.
j. Voir plus haut, I. MM.