C. L.U'IERRE
[Paraphé ne varietur : Peudrix juge crini". Quest.]
Documents relatifs aux prédicants, de iôgo à /écrier iôga.
Nous avons renoncé presque absolument, à partir des premiers mois de 1U90, à fournir dans nos notes l'indication des documents dont nous nous sommes servis. Il aurait fallu transcrire de trop nombreuses références, ou renvoyer en bloc à trois cartons des Archives du Languedoc dont le dépouillement est laborieux. Les procédures qui ont suivi les dénonciations d'Anne Baudoin, en novembre 1G92, et celle de Valdeyron après la mort de Vivent (février 1(592) ont été utilisées contre Brousson. Une partie se trouve donc jointe au dossier de celui-ci, C. 191. Le reste est C. 171 et G. 172, dans un désordre complet. La procédure qui suivit la mort de Grevou au Mas de Montredon (décembre 1691) est également C. 171 , et nous a fourni de nombreuses données.
Les dépositions essentielles d'Anne Baudoin, d'Anne Bourelle et de Louise de Bringuier, se trouvent confirmées presque constamment, et complétées, par les interrogatoires de ceux des accusés qui ont consenti à avouer, lien est de même de la déposition de Valdeyron. D. Benoît (Bail. LVIII, 138) déclare que cette dernière est «un fouillis inextricable d'invraisemblances, de contradictions et de calomnies». 11 faut, pour parler de la sorte, ignorer
les dépositions qui l'accompagnent. Nous la tenons au contraire pour absolument claire et véridique, et il suffit pour se convaincre de sa valeur, de placer k côté d'elle en particulier : 1° la déposition du valet de consuls Gervais, relative à la mort de Louis de Bagars ; 2° la déposition d'Abraham Ducros. Il ressort à l'évidence, de cette simple confrontation, que Valdeyron, en narrant par le menu les événements dont il dit avoir été le témoin pendant les six mois qu'il a suivi Vivent, n'a certainement pas inventé les faits qu'il rapporte. Comme, d'autre part, il ne manifeste d'animosité d'aucune sorte contre aucun de ses compagnons en particulier, qu'il s'accuse lui-même de s'être embusqué au Mercou pour assassiner Bagars, on se demandera pourquoi son témoignage, presque partout confirmé, n'est pas recevable dans sa totalité.
Bnous a paru impossible de transcrire ici des dépositions fort longues, qui se répètent, et qui ont déjà en entier passé dans notre texte. Nous dresserons du moins l'inventaire des dossiers dont elles font partie'.
Interrogatoires à Saint-Hippolyte , dans le Fort, par devant Bandé, juge au Vigan.
Nov. 10 — Suzanne Viala, du Moyna (Soudorgues),
18 ans2 G. 172
» » — Etienne de Manoël. Sr delà Blaquière. d'Algues (Lasalle), 25 ans3 »
» » — Jean Gautier, Sr du Roucou, hab. Lasalle,
27 ans »
o 11 — Anne Baudoin, de Caderles, 19 ans * C. 191
» 12 — Antoinette Ausset, femme Jean Martin, de
Rieumal (Lasalle) C. 172
» » Pierre Ducros, dit Choure, de Lasalle, car-
deur, 65 ans »
» » Margu. Pellet, femme Jean Soubeyran, de
Simonet (Saint-Bonnet), 50 ans »
» » Pierre Massot, de Lasalle, cardeur, 50 ans.. »
1. Nous faisons procéder cTun — les pièces les plus importantes. -2. Fille de M' Claude Viala, procureur au présidial de Nîmes.