BROUSSON NÉGOCIATEUR
Il était impossible d'user d'une explication plus élégante, pour innocenter des démarches que Louis XIV et ses ministres qualifiaient sans ambages <le traîtrise. Ailleurs, Broussoo protestait cependant que « les sujels peuvent traiter avec Leurs princes, qu'ils ne sont pas des esclaves, ne possédant rien en propre, et incapables de l'aire un contrat, avec leurs maîtres ».
Il usait toujours, et vainement, ses forces, pour apaiser le conflit intérieur dont il souffrait depuis KiS't, et demeurait incapable île concilier sa fidélité de sujet (qui était le patriotisme d'alors) avec son droit de résistance à L'Eglise romaine, sur lequel sa conscience religieuse ne pouvait transiger. La question était insoluble, le Roi et l'Eglise, dans l'espèce, ne Faisan! qu'un. Brousson, personnellement, allait la trancher, en donnant sa vie pour sa foi. Contre l'absolutisme clérical, sa mort, s'ajoutant à celle de ses compagnons, devait faire plus que ses raisonnements.