‹ Les prédicants protestants des Cévennes et du Bas-Languedoc, 1684-1700 (volume 3)Chapitre 195 sur 346 · LES DERNIERS PRÉDICANTS ET LES RÉFUGIÉS ROMAN — OLIVIER · texte numérisé non relu

LES DERNIERS PRÉDICANTS ET LES RÉFUGIÉS ROMAN — OLIVIER

Jean Roman, conduit par Deleuze, de l'Espinaz, avait gagné Lausanne en sortant du royaume. Il s'y fit délivrer des attestations par divers pasteurs, confidents de ses travaux (la première pièce est du 22 mars 1700), entre autres par Clarion et par Merlat. Il séjourna ensuite à Berne (mai-septembre), oii il se maria « avec une Cazali, qu'il avait tirée de la maison paternelle », c'est-à-dire qu'il avait poussée à s'exiler'. Son mariage fut célébré par le pasteur Aulard, premier ministre de l'Eglise française. Ce détail nous a été conservé par un réfugié de Ners. Joseph Coursieux, complice de l'enlèvement du prédicant, qui. avec deux autres de ses libérateurs, Périer et Dumas, de Ners également, assista à la cérémonie. Roman, dit Coursieux, « leur donna une bajoire (?) pour boire à sa santé ^ ».

A Berne, Roman prêcha à l'hôpital, et obtint une nouvelle recommandation, que signèrent avec Dumas, de Ners, deux autres témoins de ses souffrances. Roux, de Castagnols, et Massip, de Lézan. En novembre, le prédicant était en route pour la Hollande. Il s'arrêta dans l'église française d'Oftenbach et Isenbourg (près de Francfort), et y prêcha devant la Cour, « à la satisfaction du Comte et de M"'^ la Princesse du lieu »'\

1. Le nom de sa femme est transcrit ailleurs : Cazaille. Roman dit avoir vu à Genève, en Suisse ou en Allemagne, plus de iOO personnes, sorties de France à l.i suite de ses exhortations. (Relat. Sommaù-e).

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