‹ Les prédicants protestants des Cévennes et du Bas-Languedoc, 1684-1700 (volume 3)Chapitre 276 sur 346 · Rouquette, p. 49 ; C. 163 (voir plus haut, I · texte numérisé non relu

Rouquette, p. 49 ; C. 163 (voir plus haut, I

Ce sont en réalité deux versions successives de la même chanson, que Grouzil avait fait recopier par son neveu, en tête d'un Livre de chansons espiintuelles qu'il pensait augmenter, sans doute, de pièces analogues. Elle se chantaient, comme le porte le titre, sur l'air du Psaume 38, qui débutait par Las, en ta [fureur aiguë, Ne m'arguë De mon fait, Dieu tout-puissant]. Elles montrent les réformés du Bas-Languedoc prévoyant dès la chute du temple de Montpellier les ruines qui devaient suivre, l'exil, et aussi le culte au Désert.

. . . Ceux de l'Eglise Romaine Sont en peine Quand et qui viendra le temps Qu'on nous abatte nos temples.

Par exemple N'en seront pas plus contents.

On verra sortir en lile

De la ville Quantité des habitants Chacun avec sa famille

Fils et mies S'en iront battre les champs . . .

. . . Pour aller ouïr le prêche

Si l'on prêche Dans les lieux les plus affreux.

Alors nos prières grandes

Pour olTrandes Monteront jusques aux Cieux... '

Le même dossier contient d'autres vers, d'une main un peu plus exercée : un Sonnet sur les Brebis errantes, quelques quatrains qui sont une prière d'humiliation, un autre quatrain enfin, et un dizain, sur la démolition des temples. Le tout avait été déjà publié par le pasteur Corbière'.

1. La même chanson a été recueillie par A. Court (17, G, 396). Les strophes, dans cette dernière transcrii>tion, sont placées dans un ordre différent des deux copies de Crouzil. Le texte offre aussi quelques variantes.

2. Bull. XXX, 547. Il faut, à la page 5i7, joindre le second quatrain aux six vers qui suivent. Dans l'original, le dizain est nettement isolé.

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