Armand de la Chapelle dit : à la Tour de Constance
o. Le S' Gabriel Rossel de Fontarèche, S' d'Aubarne, par jugement définitif du 31 janvier 1693 (G. 174) en fut quitte pour trois mois d'exil loin d'Uzès et 130 livres d'amende pour l'hôpital. La sentence du 13 juin se trouve G. 173 {Bull. XXXIV, 189). Un interrogatoire de Souchon (G. 173) est du 17 sept. 1693. Sur la vie errante de Fontarèches à cette époque, sa prise, ses excuses auprès de l'évêque d'Uzès et ses démaixhes auprès de Bàvilleafin d'obtenir sa grâce, voir Bull. LX, 333 et suiv.
L'élan ne fut pas moins vif aux environs de Sommières'. Une assemblée fut surprise le 1" juin près de Garrigues et de Campagne, dans la maison d'un nommé Garonne. Un soldat, voyant une femme qui se réfugiait chez elle, lui tira un coup de fusil. La malheureuse tomba, se releva, essaya à nouveau d'ouvrir sa porte, mais l'homme accourut et lui écrasa la tète à coups de crosse. « Elle véquit encore deux jours, et durant tout ce temps-là elle consola toujours son mari et sa famille, et dit des choses si pieuses que tout le monde fondait en larmes ». (( Quelques jours après sa mort, M. l'Intendant deBàville, étant à Sommières, fit venir le soldat et., se contenta de lui demander si la femme avait laissé des enfants, et ce scélérat lui ayant répondu qu'elle en avait laissé plusieurs, même des fils qui étaient déjà grands, il lui dit : « Tant pis pour toi, ces enfants pourraient bien venger la mort de leur mère, tu dois y prendre gai'ds » ■, Malgré les informations commencées, une nouvelle assemblée se tint la nuit du 20 au 21 juin à Congénies, que quelques kilomètres seulement séparaient de Campagne. Une nouvelle information fut menée rapidement, et deux sentences de Broglie, des 22 et 21) juin, envoyèrent aux galères sept réformés. La maison de Garonne fut rasée ^
Quelques semaines plus tard, une femme disait à Nîmes que « cinq ministres (c'est ainsi qu'on commenvait à appeler les prédicants) avaient mangé ensemble dans la ville, Brousson étant de la partie, lequel n'avait pris qu'un peu de pain et un verre
copies, soil les iiiinutes de ses projn'cs sonnons. Il somblc mi-mt", aiitanl qu'on en ]>out jugoi" par les quelques cas où la vérification est possible, quil sabstenait lui-même de les prêcher après qu'il les avait remis à l'un de ses compafrnons. Or, d'après les dates dont il fait suivre, dans son volume, sa méditation sur les paroles de la Sulaïuite, il l'aurait l'ait entendre pour la dernière fois le 13 septembre 1690. 11 est ilonc fort plausible que Dauphiné (ou un autre) ait prononcé le sermon en question à Marsillargues le 6 mars 1093. Le 5 mars, les deux consuls de MarsilUu"gues assemblent la communauté, « sur le bruit tju'il y a beaucoup de prédicateurs qui courent d'un lieu à un autre». On prend des mesures pour empêcher qri'aucun prédicant n'entre dans la ville. {Pap. Fraissinet).
1. La première lettre de Marsillarf^ues constate le fait (L. rs'ègre, p. 71).