G. 174. Dossier Papus. Pièce 8, non datée
4. Il est nommé, en IG'J'i, soit Olivier, soit Olivier la Roiivière, soit Olivier de la Rouvière.
LES PRÉDICANTS EN lOOi 105
ami particulier ; Roman (qui avait repris son surnom de Marchandou), auquel s'était attaché Rey, de Masscvaque, dit Le Reynet' ; Laporte ; Lapierre ; David Gazan ; Pierre Plan ; le véritable Olivier" : Julien (La Rose) ; Carrière ; Antoine Gras, dit Fesquet, de Saint-Hippolyte, « faiseur d'aiguilles pour les bas » (âgé de 22 ans en 1G94), qui tenait la campagne depuis cinq ans, avait suivi Brousson en 1G93, et vu Guion dans la campagne de Nîmes. Bien que les temps fussent mauvais et le zèle refroidi, il surgissait encore de nouveaux prédicateurs. Un certain Roux, d'Uzès, compagnon de Lapierre ^ est peut-être le même que Carrière, mais nous allons rencontrer « un jeune homme de Saint-Rome de Tarn » dont le nom est incertain*, et Jean Mounier (ou Moynier) dit La Croix (22 ans), de Saint-Etienne Valfrancesque, qui avait appris à lire et à écrire auprès des prédicants, afin de pouvoir prêcher à son tour. « Dieu, dit Brousson, suscitait toujours quelque nouveau consolateur à son pauvre peuple, en les appelant de la culture et du labourage, et même des boutiques, pour.. . adresser des exhortations très édifiantes à leurs frères. » Il vit en Hollande, en 1694, une lettre qu'un jeune Languedocien de 18 ans adressait à des parents réfugiés, pour leur faire part de son intention de quitter le royaume ; « et tout à coup il manda qu'il ne le voulait plus faire, parce qu'il avait reçu du Seigneur le don d'édification, et que Dieu, parlant à Saint-Pierre, lui avait dit : quand tu seras converti, convertis tes frères » '\
Brousson, qui avait si longtemps soutenu de sa science, et fortifié de sa piété ses frères plus humbles, travaillait encore à leur cause, mais bien loin d'eux. On va voir comment La Bouvière fit appel au pasteur Clarion pour suppléer à sa propre faiblesse et à celle de ses amis.