‹ Les prédicants protestants des Cévennes et du Bas-Languedoc, 1684-1700Chapitre 159 sur 284 · Phrase directement inspirée des idées de Brousson · texte numérisé non relu

Phrase directement inspirée des idées de Brousson

5. 17, L, fo279. Lettre (sans date ni sijfnature) à M. de Mirmand. Modenx lui envoie « la déclaration que M. de Noyers [Paul Cardelj fait sig^ner à Paris aux

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Quelques détails sur les « petits prophètes » du Daupliiné lui paraissent, s'ils sont exacts, « la chose la plus extraordinaire qu'on ait vue depuis le siècle des apôtres »'. Les assemblées des Cévennes, continuées pendant l'absence de Vivent, et malgré une répression violente, sont pour lui autant d'appels, « Si ce zèle ne se ralentit point, il sera bientôt temps de partir, et je ne pense pas que nous puissions laisser passer le mois d'avril sans aller nous mettre à la tête de ces violents fidèles pour vivre ou mourir avec eux. . . Il faut s'il se peut, que toutes choses soient prêtes pour le départ dès la fin de lévrier, afin que pendant le mois de mars on prenne les dernières mesures pour le voyage » ". Il voit, à Berne «M. Vivent » qui revient de Zurich, où il a présenté aux pasteurs la lettre de Jurieu. Il s'impatiente des lenteurs d'un jeune ministre envoyé par le Comité de Rotterdam, et qui a pris sa route par la Suisse^ Manuel, ancien ministre d'Uzès, est à Zurich, il est également résolu à retourner en France. Modenx salue en lui, d'avance, son « compagnon de voyage i)\ Il répète que «dès qu'il verra dans le Languedoc quelque chose qui approche de ce qu'on voit à Rouen, il partira incessamment, quand il devrait partir seul))^

Vainement, en réponse à son insistance, un correspondant de Lausanne met en doute la conversion de Rouen et des autres Eglises de Normandie, lui représente les cruautés qu'on exerce dans le Languedoc et le Daupliiné, le départ des Puissances pour le Vivarais où elles vont faire « une grande et terrible exécution contre ceux qui se sont assemblés pour aller ouïr de nouveaux prophètes ou nouvelles prophétesses dont trois ont été conduits au fort de Nîmes », lui demande de suspendre un temps son zèle, et de modérer son impatience". Le 16 mars,

N. C repenlanls » (voir Doucn, I, 178J. Une allusion aux asscinbléos de Castres, .Mazamet et Lacaunc, concourt avec l'indication précédente j)Our dater la lettre de la lin de 1688.

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