LES AUTRES PERSON¬ NAGES
Quelle mine timide,
Q. el visage candide; Surtout quel maintien singulier
Pour un aussi joli cavalier l
TROUSSAILLE.
Voilà en effet un militaire bien tranquille! ...
M me TROUSSAILLE.
Pauvre Lolo!... il n*a pas l’air de vouloir rien casser!...
TROUSSAILLE.
Qu'y a-t-il pour votre service, monsieu rie Chevalier?
Excusez-moi, monsieur, je suis si timide !...
ÉLÉONORE
Il ne faut pas, monsieur Evariste, il ne faut pasl...
M me TROUSSAILLE.
Est-ce qu une jolie femme vous fait peur?
PANY.
Oh! oui ma sœur!...
M me TROUSSAILLE.
Sa sœur!... il est gentil tout plein !...
TROUSSAILLE.
Ah î c’est curieux, ça !...
M me troussaille.
Hein ! quelle différence avec vous, Joseph ?
TROUSSAILLE.
Ah! taisez-vous Lucinde!..— Et qui vous a appris à avoir peur des jolies femmes, mon ami ?
PARNY
C’est mon précepteur ! le vieux Boniface !
TROUSSAILLE.
Votre précepteur était une vieille bête
PARNY
Oui, mon frère !
Son frère ?... il me prend pour son frère?..
me iajeunit!...
PARNY
Un vieux pudique, ce Boniface, qui n’a jamais consenti à écouter la conversation des dames, qu’à travers un tuyau de trois mètres de longueur !
M me TROUSSAILLE.
Ah ! le pauvre homme !... Alors, quand il frôle la rebe d’une femme... en passant dans la rue.
PARNY
Il f issonne, et s’empresse de dire : « Vade rétro, Satanas! »
TROUSSAILLE.
C’ést de l’anglais. Ça veut dire : «Ote* toi de là que je m’y mette. »
PARNY
Non, monsieur, c’est du latin, cela veut dire: Retire-toi, Satan !...
M in * TROUSSAILLE.
Eh bien, c’est un joli coco, que votre Boniface !
TROUSSAILLE.
Enfin, chevalier, que voulez-vous de moi?...
Je ne puis m’expliquer devant des dames...
troussaille, à sa femme et à sa pupille.
Allez, mes enfants, allez ! ..c’estpour des maillots garnis !... Il est cagneux, probablement, et ne veut pas qu’on le sache !..
M m# troussaille, à part.
C’est égal, il est très-gentil, ce petit-là!... Oh! bien mieux que Beauti eillis !..
éléonore, bas, à Parny,
Allons donc, de l’aplomb!...
parny.
Oui, ma sœur !...
ELÉONORE
Sa sœur ?... Ah ! mais non !...
ENSEMBLE
PARNY
Je suis un jeu^e militaire, Mais je dois vous sembler |sévère ;
Car on dit que sous le soleil Un n’a jamais vu mon pareil !