SCÈNE V
PARNY, puis M 1 - 6 TROUSSAILLE.
PARNY, Seul.
Allons! il faut y passer !... Oh! que dira le père Boniface, qnand il saura?,.. Bah ! je nelolui dirai pas. Le vieillard m’a appelé engourdi. Après tout, il est dans le vrai, le bonhomme !... On dit que l’amour, cela s’apprend tout seul ; moi, je suis persuadé qu'un bon professeur ne peut pas nuire ! mais n’oublions pas mon brevet de capacité à conquérir! Il va falloir me faire aimer de la première femme que je rencontrerai. Quelle montagne!... O mon Dieu ! faites qu’elle soit accessible 1 Allons, en route!... {Ilvapour sortir lorsque M m% Troussaille paraît venant de gauche.')
M m * TROUSSAILLE.
Votre entretien est terminé, monsieur le Chevalier?
parny, àpart.
Seigneur!... la première femme... c’est celle du vieux !...
M me TROUSSAILLE.
Vous ne merépondezpas ?M. Troussaille auraitil refusé d’accéder à votre demande ?
PARNY
Non.. . non... monsieur... Oh ! pardon, madame. .. je voulais dire madame.
M me troussaille, à part.
Pauvre petit ! ilest tout troublé !.. Haut . Qu’avez-vous donc ?... Est-ce que je vous en impose?
PARNY
Oh! oui, monsieur... non, madame !...
M lue TROUSSAILLE.
Remettez-vous.
parny, à lui-même.
Mais si j’essaye de jeter mon bonnet avec elle, elle va se fâcher ! . .
M m# TROUSSAILLE.
Et quel motif vous attirait dans cette maison ? parny.
Oh ! un motif bien joli, allez, madame, un motif bien gracieux, avec des grands yeux qui lui font le tourde la tête !... etun nez, et des dents, et des lèvres, et une peau ! ... Ah ! quelle peau ! monsieur . .. non, madame !... un morceau d’aurore sur un lys !...
M me troussaille, minaudant.
Chevalier, vous êtes trop aimable ! ...
parny, à part.
Tiens, elle prend ça pour elle... et elle ne se fâche pas ?... A la charge, alors !...
M m * TROUSSAILLE.
Continuez, jeune homme, vous me faites plaisir à entendre !
PARNY
Eh bien...
[Il continue a lui parler bas.