‹ Les premiers almanachs canadiens [microforme]Chapitre 11 sur 15 · DEL TES EI · texte numérisé non relu

DEL TES EI

le juge en chef et cinq membres du Conseil ; la Cour Suprême, par l'hon. William Smith, juge en chef et le solliciteur-général J.

Williams.

Quant à la cour de vice-amirauté, elle comprenait, comme pour les cours d'appel, le gouverneur, le lieutenant-gouverneur, les membres du Conseil législatif... tous des Anglais ou à peu près.

Là où l'élément français pouvait se rattraper, se donner libre carrière, c'était sur Le: juges de paix. On ne les fabriquait pas encore par fournées, mais au moins les nôtres étaientils largement représentés dans cette institution qui devait régler des différends sans trop: de frais.

Ainsi, sur vingt-sept commissaires de la paix nommés pour le distriet de Québec, il y en avait dix-huit portant des noms français.

En examinant les choses de près, l’on est obligé de convenir que c'était encore Ià un maigre appoint, si l'on considère que l’exercice de cette magistrature ne rapportait pas un denier à ses titulaires et qu'elle ne rachetait pas même ce défaut ou cette lacuno par son importance.

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L'on a déjà pu remarquer que les premicrs almanachs se défendent d'entrer dans la moindre analyse des sujets qu'ils abordent et qu'ils n'osent même pas risquer un petit bout d'appréciation. Ils sont, à cet égard, d’une discrétion absolue. Ils se bornent à une compilation de faits, à une agglom‘ration de statistiques puisées aux meilleures sources.

Parlent-ils d'éducation, parlent-ils du clergé dans ce pays, les indications sont aussi vagues, aussi générales que pour les autres sujets.

Tout est résumé en petit recensement dressé avec soin et que l’on r‘édite annuellement en tenant compte des changement survenus.

Je prends, par exemple, l’année 1796. Je constate qu’à cette date, abstraction faite du Séminaire de Québec, nous avions ici huit maîtres d'école : MM. James Tanswell, John Fraser, Daniel Keith, John Jones, Alexander Clifford, pour les écoles anglaises ; MM. Brunet, Paquet et Noël pour les écoles françaises. À Lorette, M. Louis Vincent tenait une école pour les Sauvages.

En 1807, l’almanach Neilson énumère le

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nombre des élèves fréquentant les écoles élé: imontaires :

A la haute-ville.—J. H. Paquet, 80 écoliers,

Au faubourg St-Jean.—M. Parent, 70 écoliers.

Au faubourg St-Roch.—M. Paré, 60 écoliers.

Outre celles de la ville, il y avait aussi —à\ la même date—-des écoles à la Jeune Lorette, à la Rivière Ouelle, à St-Pierre, rivière du Sud et à Beaumont.

En 1810, le frère Louis, R: looilet. tenait une école à St-Roch que fréquentaient 60 écoliers.

En James Tanswell commence à donner trois leçons de grammaire anglaise par semaine au séminaire de Québec.

La même année, le séminaire de Québec donnait l'instruction à 110 élèves pensionnaires et demi-pensionnaires,

La classification du clergé catholique et protestant de la province de Québec (1) est

1—La province de Qu‘bec comprend ici indistinctement les provinces de Québec et

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faite dans le même genre. C’est une simple statistique. Je prends de préférence celle de

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Religieuses à l'Hôpital-Général de Québec... sssoousees sovnee 41 Religieuses à l'Hôpital-G(néral de Montréal........,.,.....,.,.… 17 Religieuses de l'Hôtel-Dieu de fe QUÉDEG. cris nréercagee vursveses 31 * Religieuses de l'Hôtel-Dieu de À MODOPÉMR nerernn rorssauoepee de 30 if Sœurs de la Congrégation... 57 dE Ursulines des Trois-Rivières. 19 té

Ursulines de Québec...

- Ecclésiastiques protestants...

Différence... PAT AO OU 3

d'Ontario. Le Haut et le Bas-Canada restèrent sous cette dénomination pendant vingt huit ans à partir de la cession. Ce n'est qu’en 1791, que l'Angleterre jugea à propos de diviser ce territoire en deux provinces distinctes, Le Haut-Canada, ou Ontario, contenait alors 10,000 âmes, et le Bas-Canada, 120,000. -

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J'ai eu la bonne fortune, en feuilletant ces vieux bouquins, de retrouver sinon les premières traces du moins les commencements de cette formidable société secrète dont les tendances ont si justement alarmé l'Église catho lique, qui devait plus tard la condamner en termes si formels, Je veux parler de la francmaçonnerie, [I est même fait mention de cette secte dans le premier numéro de la série des almanachs de Brown—ce qui ne veut pas dire toutefois que l'installation de cette société dans notre pays ne remonte pas au-delà de cette date.

La franc-maçonnerie est d'importation anglaise et ce sont les régiments anglais venus ici après la cession du Canada qui ont dû l'y transplanter, En 1780, l’organisation de cette société était déjà quasi parfaite, et comptait un état-major assez considérable, Brown en fuit le relevé qui suit :

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