‹ Les prés Saint-GervaisChapitre 25 sur 106 · LES MARCHANDS · texte numérisé non relu

LES MARCHANDS

Attention. Theure approche. . .

Les écoliers vont venir.

Au premier coup de cloche 1.8 collège va s'ouvrir.

Les élëres arrivent, chaque marchand lui piopose sa marchandise.

— Achetez un lire-ligne,

— Un beau canif, un grattoir,

— Des plumes d'oie ou de cygne,

— De Tencre du plus beau noir!

— Un bouquet de violettes

— Achetez des tartelettes,

— Prenez vite des gâteaux,

Ils sont tout frais et tout chauds.

Pendant le chœnr, Conti arrive pai le fond à gauche, rivement, sniTi de Harpin et de deux domestiques en grande livrée, dont l'un tient ses livres et l'antre un parasol ouvert sur sa tète.

HARPINy essoufflé, s' essuyant le front *.

Monseigneur, était-ce la peine De courir au triple galop. . .

Et de nous mettre hors d'haleine, .

Pour arriver beaucoup trop tôt?

CONTI, voyant les écoliers qui jouent.

Ah! tiens! on joue à la toupie... Je veux jouer aussi...

• Harpin, Cuoti.

HARPIN, le retenant.

Fi, monseigneur 1 Le peuple toujours vous épie. . .

Vous leur feriez trop grand honneur !

CONTI, impatient.

Nan, non, vraiment, ce n'est pas vivre...

Que de passer soir et matin , Entre ce pédant et son livre, Pour faire de mauvais latin !

HÂRPIN, le retenant de noaveau.

Mais, monseigneur...

CONTI, sévèrement.

Monsieur Harpin?

COUPLETS

Il faut enfin, vous rapprendre!...

N'espéiez plus me cacher Que Toreille est pour entendre.

Et la jambe pour marcher !

Si j'ai des yeux, c'est, je pense, Pour regarder devant moi, Le pied est fait pour la danse, Le cœur... je saurai pourquoi?

Je ne suis point une fille.

Je veux vivre à ma façon !

D'être libre enfin, je grille, } Bis,

Traitez-moi comme un garçon, Traitez-moi comme un grand garçon!

Page 1