‹ Les prés Saint-GervaisChapitre 29 sur 106 · FINALE · texte numérisé non relu

FINALE

Air.

Je sens dans mon cœur Gomme une chaleur, Des ardeurs sans nom , dont le feu m'enivre ! Collège ou prison.

Latin ou raison.

Fuyez loin de moi, j'ai besoin de vivre !

Je sens dans mon cœur Comme une chaleur; Il est temps, il est temps de vivre I

Eh quoi, j'irais dans une classe.

D'où l'on ne voit, emprisonnés, Qu'un peu de ciel où l'oiseau passe Libre et chantant à notre nez !

Pour aller aux plaines nouvelles, Pour respirer l'air et l'amour, Je sens qu'enûn j'ai mes deux ailes, Et je veux voler à mon tour !

Oui, je veux voler, voler à mon tour !

Je sens dans mon cœur, Etc.

Le printemps en fleur Enivre mon cœur.

Et me dit : il est temps de vivre.

HARPIN, redesceDdant avec une tartelette pour Coati et une tarte énorme

ponr lui, dans laquelle il mord*.

A présent, monseigneur, mangez!...

CONTI

Diantre ! votre part n^est point mince !

On voit que vous n'êtes pas prince !

HÂRPIN, la bouche pleine.

N'ayant pas cet honneur...

CONTI

Vous vous dédommagez!

L'horloge sonne huit heures, et an même instant la cloche du collège sonne le premier coup. La première porte s'ouvre laissant voir la grille encore fermée. Tous les écoliers cessent leurs jeux et s'apprêtent à entrer. Harpin prend les livres des mains du laquais, qui s'éloigne avec son camarade, et les passe à Conti.

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